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Couillard met l’accent sur le transport collectif

Pascal Dugas Bourdon | Agence QMI

Philippe Couillard s’attend à des engagements financiers pour le Service rapide par bus (SRB), le Réseau électrique métropolitain (REM) et le prolongement de la ligne bleue du métro, dans le budget fédéral, présenté mercredi.

«On veut avoir des engagements précis et fermes du gouvernement fédéral sur la réalisation de ces projets», a affirmé M. Couillard mardi matin lors d’une mêlée de presse.

«Ça me semblerait vraiment très triste - et vraiment, je suis gentil dans mes propos - et ce serait même plus ou moins acceptable que le gouvernement fédéral ne soit pas présent dans les trois projets», a-t-il ajouté.

Le premier ministre a toutefois refusé de chiffrer les promesses qu’il espère obtenir d’Ottawa dans le cadre de ces trois initiatives en transport collectif pour Montréal et Québec.

Le premier ministre tient également à obtenir des précisions sur la possibilité que la Banque des infrastructures du Canada installe son siège social à Montréal. Cette initiative fédérale a pour objectif d’offrir aux municipalités et aux provinces canadiennes un faible taux d’intérêt lors d’investissements en infrastructure.

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a quant à lui mis l’accent sur le marché du bois d’œuvre et sur l’impact que pourrait avoir l’augmentation des tarifs douaniers américains sur l’industrie québécoise.

«Dans le budget fédéral, il doit y avoir un engagement de garanties de prêts pour permettre à l'industrie de traverser la période, qui est d'un an ou de deux ans, où ils [seront] surtaxés par les Américains», croit le chef de l’opposition officielle.

À l’instar de M. Couillard, la Coalition avenir Québec a plaidé en faveur de l’implantation du siège social de la Banque des infrastructures du Canada en sol montréalais.

«Ce sont des centaines d'emplois très payants qui sont en jeu. [Le siège social] devrait revenir au Québec, à Montréal» parce que « l'expertise en matière d'infrastructures est à Montréal», croit le chef caquiste François Legault.

Il reproche d’ailleurs au premier ministre Couillard d’être «muet, nonchalant» dans le dossier.

De l’argent pour le SRB?

À Québec, le maire Régis Labeaume souhaite que le projet de SRB soit payé à 100 % par les gouvernements du Québec et du Canada.

Quelques jours avant Noël, le maire Labeaume avait fait savoir que le premier ministre Philippe Couillard était intéressé par cette formule. «Il adore l’idée», avait alors déclaré M. Labeaume.

La formule actuelle prévoit plutôt qu’Ottawa paie 50 % de la facture, que la province assume une part de 33 % des coûts et que les municipalités en paient 17 %.

En début de semaine, le maire a d’ailleurs rappelé que «de grosses sommes» ont été promises par le gouvernement fédéral pour les projets en transport en commun.

Les derniers signaux envoyés par le gouvernement Trudeau laissaient toutefois croire que le financement fédéral pour le SRB pourrait attendre jusqu'au début de la deuxième phase du plan fédéral d’infrastructure, en 2019.

- Avec la collaboration de Marc-André Gagnon

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