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Un ex-patron de Bertrand Charest n’a rien entendu de grave

TVA Nouvelles

Le second témoin de la défense, un ancien patron de Bertrand Charest, a assuré n’avoir jamais entendu de rumeurs au sujet de l’entraîneur de ski qui fait face à 57 chefs d'accusation impliquant 12 victimes mineures pour des accusations de nature sexuelle.

Régis Nivoix, ex-directeur alpin de la division laurentienne, a affirmé que Charest avait «toutes les qualités recherchées pour être l’entraîneur dont l’équipe avait besoin» lorsqu’il l’a embauché en 1991.

Ni le fils ni la fille de M. Nivoix, tous deux dans l’équipe de Charest à un certain moment, ont raconté à leur père des rumeurs au sujet de l’entraîneur de ski qui est au banc des accusés.

«Ma fille ne m’a jamais raconté quoi que ce soit de troublant», a dit l’ancien patron de l’accusé, mardi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Le témoin a dit avoir été très surpris lorsqu’en 1998, trois athlètes ont soutenu que Charest avait eu des relations sexuelles avec elles.

«J’ai été estomaqué de tout ça», a précisé M. Nivoix au sujet du scandale qui a forcé l’accusé à démissionner de son poste d’entraîneur.

«Même à ce moment-là, je n’ai pas eu de nouvelles de parents ou de personnes», a ajouté le témoin.

Un entraîneur sévère

Selon M. Nivoix, Bertrand Charest était dur et sévère avec les athlètes pour les faire progresser. Il «donnait des résultats et était efficace», a dit le témoin.

Plusieurs autres entraîneurs ou équipes ont appelé l’ex-directeur alpin de la zone laurentienne, chaque année où Charest était en poste, pour se plaindre du comportement de l’accusé.

«Il avait des commentaires parfois rabaissants sur d’autres entraîneurs», a dit le second témoin de la défense.

Contre-interrogatoire serré

La Couronne, dans son contre-interrogatoire, a tenté d’attaquer la crédibilité de Régis Nivoix.

Avocat de formation, l’ancien patron de Charest s’est vu confier de nombreux mandats par l’entreprise de l’accusé au fils des ans.

Depuis que Charest est détenu, M. Nivoix est allé le visiter à une dizaine de reprises en prison et a déposé de l’argent dans son compte pour qu’il puisse faire des achats à la cantine.

La fille de M. Nivoix aurait manifesté de l’inquiétude lorsqu’elle a su que son père allait témoigner pour la défense de Charest.

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