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Hausse des cotisations à l’assurance-emploi au profit des aidants naturels

Agence QMI

Les travailleurs et entreprises canadiennes subiront à partir de l’année prochaine une hausse de l’assurance-emploi qui aidera à financer une nouvelle prestation pour les aidants naturels.

Le ministre des Finances Bill Morneau a annoncé dans son budget déposé mercredi une hausse de 3 % des cotisations d’assurance-emploi au Canada. L’augmentation au Québec sera toutefois moins élevée puisque la province est dotée de son propre régime d’assurance parental.

La nouvelle enveloppe pour les aidants naturels coûtera aux contribuables canadiens 691 millions $ sur cinq ans, à compter de 2017-2018.

Pour les années suivantes, le coût du programme est évalué à 168 millions.

À l’heure actuelle, les prestations d’assurance-emploi sont uniquement offertes à ceux qui prennent soin d’un proche dont la mort est prévisible.

«La nouvelle prestation visera une gamme plus vaste de situations où des particuliers offrent des soins à un membre adulte de la famille qui exige un soutien important afin de se rétablir d’une maladie ou d’une blessure grave», écrit le ministre dans son énoncé économique.

Selon la nouvelle formule, les proches aidants pourront bénéficier d’une aide financière d’un maximum de 15 semaines.

Bien que «noble», la nouvelle prestation pour les aidants naturels préoccupe une porte-parole des PME, Martine Hébert, qui se questionne sur son «application dans la réalité».

La question des «préavis» à donner aux employeurs inquiète particulièrement la vice-présidente de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

«L’économie canadienne est basée sur les petites entreprises. Si t’as 10 employés et qu’il y en a un qui t’annonce à deux semaines de préavis qu’il part pour 15 semaines, tu viens de perdre 10% de ta main d’oeuvre», illustre-t-elle.

Mme Hébert tient aussi à rappeler que la hausse des cotisations est selon elle une «taxe aux entreprises» qui freine la croissance économique.

«C’est une taxe sur la masse salariale, estime-t-elle. Ça veut dire qu’on taxe la création d’emploi, qu’on texte les augmentations salaires.»

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