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Une «perte de contrôle incroyable», dénonce l’opposition

Agence QMI 

Le Parti conservateur a accusé mercredi le gouvernement Trudeau d’avoir déposé un budget sans plan de retour à l’équilibre budgétaire et de piger sans cesse dans les poches des contribuables, reprenant ainsi un message entendu depuis des mois.

«C’est incroyable de voir la perte de contrôle de la gestion des finances publiques de ce gouvernement», a affirmé le chef adjoint du parti, Denis Lebel, se présentant comme la «voix des contribuables».

«Les déficits ne créent pas de nouveaux emplois, ils font juste remplir les promesses électorales du premier ministre pour faire plaisir à ses amis, et c’est un problème majeur», a-t-il insisté.

Le budget 2017 du ministre des Finances Bill Morneau, déposé mercredi, est écrit à l’encre rouge avec un déficit prévu de 28,5 milliards $. Et il ne comprend aucun plan de retour à l’équilibre budgétaire.

En campagne électorale, les libéraux s’étaient engagés à de «petits» déficits de 10 milliards $ et à équilibrer les finances publiques en 2019.

Si certains y voient un budget prudent à cause de l’effet Trump au sud de la frontière, le chef néodémocrate Thomas Mulcair estime que le ministre Morneau a choisi de «pelleter» ses promesses à la prochaine année électorale.

«Je vois un budget qui est vraiment à l'image de ce gouvernement-là, c'est-à-dire où on pellette en avant dans l'espoir de rejouer le même tour aux électeurs aux prochaines élections», a-t-il commenté.

«Je trouve que le pauvre Trump commence à avoir le dos large. Il est responsable pour tous les déboires, l'incompétence et l'incurie du gouvernement de Justin Trudeau? Non. La farce a assez duré», a-t-il pesté.

De son côté, le Bloc québécois considère le nouvel opus du ministre Morneau comme «une intrusion méprisante et irrespectueuse dans les juridictions québécoises».

«On envoie 50 milliards $ avec nos taxes et nos impôts à Ottawa et on se rend compte qu’il utilise cet argent pour rentrer dans les compétences québécoises», a dit la chef Martine Ouellet.

«Ça suffit de faire de l’ingérence et de nous mettre des conditions sur nos programmes. D'un budget à l'autre, le gouvernement canadien s'approprie de plus en plus de pouvoir québécois», a-t-elle ajouté.

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