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Des groupes d’aide remettent en question l’intervention des policiers

TVA Nouvelles 

Chaque année, une douzaine de femmes sont tuées par un conjoint ou un ex-conjoint au Québec. Des groupes d’aide aux femmes victimes de violence évoquent des problèmes financiers et d’évaluation de la dangerosité des individus.

«Le ministère de la Sécurité publique, qui est responsable des corps policiers, a des directives d'intervention en contexte de violence conjugale, souligne Manon Monastesse, directrice de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes. Il y a un problème au niveau des services de police dans l'évaluation de la dangerosité.»

L’histoire de Daphné Boudreault, qui avait demandé l’aide de la police avant d'être assassinée par Anthony Pratte-Lops, rappelle des cas semblables qui ont déjà fait les manchettes ces dernières années.

Notamment, Lucie Gélinas a été abattue sur l'autoroute Métropolitaine par l'ex-policier de la GRC Jocelyn Hotte en 2001. Carmen Jobin, à Saint-Jean-de-Matha, en 2009, et Maria Altagracia Dorval, à Montréal-Nord en 2010, ont également été tuées par leur ex-conjoint.

«Le harcèlement, c'est un drapeau rouge à chaque fois, affirme Manon Monastesse. On l'a vu dans ce dernier cas. Il la harcelait continuellement, il avait trafiqué son téléphone.»

«Les jeunes filles ou les femmes qui ont mis fin à une relation, ne vous gênez pas, appelez dans les maisons d'hébergement. Il y en a partout dans chaque région au Québec», rappelle Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence.

Les groupes d'aide aux femmes victimes de violence comptent sur le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) pour faire toute la lumière sur ce qui s'est passé à Mont-Saint-Hilaire pour éviter que d'autres femmes ne soient assassinées par leur ex-conjoint après avoir demandé de l'aide.

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