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«Il va falloir qu’il me tue pour qu’ils fassent quelque chose»

TVA Nouvelles

Stéphanie Peddie est la dernière personne à avoir vu Daphné Boudreault vivante. Dans sa dernière conversation, la jeune femme de 18 ans qui a été retrouvée morte, hier, à Mont-Saint-Hilaire aurait avoué à sa collègue de travail qu'elle craignait pour sa sécurité.

«Il va falloir qu’il me tue pour que [les policiers] fassent quelque chose», aurait-elle dit, selon ce qu'a confié Stéphanie Peddie à TVA Nouvelles.

L’employée de dépanneur et amie de la victime est bouleversée par le drame et a raconté le fil des événements de la journée d'hier à notre journaliste.

Daphné Boudreault, 18 ans, commençait son quart de travail au dépanneur Beau-Soir. Après les menaces qu'elle aurait reçues de son ex-petit ami Anthony Pratte, 22 ans, elle s’était réfugiée chez son père.

Mais hier, Pratte se serait caché dans le véhicule et une violente altercation se serait produite lors de laquelle l’homme de 22 ans aurait volé le cellulaire de son ex-copine.

«Déneige ta plaque»

Contactés par les collègues de travail, quatre policiers se sont présentés au dépanneur. Une déposition aurait été prise, mais les policiers n’auraient rien fait.

Un autre témoin a raconté à TVA Nouvelles qu’un policier aurait dit à Daphné de déneiger sa plaque d’immatriculation.

«Anthony aimerait mieux que tu ne sois pas escortée par les policiers parce qu’il ne veut pas que sa propriétaire se pose des questions», ajoute Isabelle, une autre collègue de Daphné. «La police a suggéré à Daphné de ne pas s’y rendre pour la réputation d’Anthony. Elle appelle en détresse et c’est elle qui se fait dire d’y aller mollo», renchérit-elle.

Plus tard, Stéphanie Peddie a reçu un texto de Pratte provenant du cellulaire de Daphné. Il a dit qu’il se rendait à Québec plus tard en après-midi et qu’elle pourrait aller récupérer ses effets personnels.

L’amie de Daphné lui a demandé de l’accompagner chez elle, mais la jeune femme de 18 ans lui a dit que son père et sa belle-mère seraient présents.

«Le père est venu me voir et il pleurait. Il était dévasté. Il ne savait pas où était sa fille exactement, à quel hôpital ou à la morgue. Il savait qu’elle était décédée. Sa petite sœur était avec lui et elle était troublée.»

La Sûreté du Québec enquête toujours sur l'homicide alors que le Bureau des enquêtes indépendantes se penchera sur l'appel à l'aide fait aux policiers.

Anthony Pratte pourrait connaître la nature des accusations cet après-midi après avoir été interrogé au cours de la journée et la soirée de mercredi.

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