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Legault n’écarte pas la possibilité d’avoir à démolir le pont de Québec

Marc-André Gagnon | Agence QMI

Joyau du patrimoine ou pas, le chef caquiste François Legault est incapable de fermer la porte à une éventuelle démolition du pont de Québec en raison de son état inquiétant.

«Il faut regarder les avantages, les désavantages. Effectivement, parmi les avantages, il y a aussi la beauté et l’importance que l’on garde cet objet du patrimoine. C’est important, mais là, il faut voir combien ça coute pour le rendre sécuritaire», a déclaré lundi matin le chef caquiste, qui à la veille du budget, avait convoqué les médias pour presser le gouvernement de prioriser le projet de 3e lien entre Québec et Lévis.

«Écoutez, je ne suis pas en position de fermer la porte [à la possibilité d'avoir à démolir le pont de Québec», a indiqué M. Legault.

Évaluer tous les scénarios

«Il faut d’abord évaluer si sa durée de vie utile est atteinte. Si les rénovations qu’on peut faire coutent plus cher ou moins cher qu’un nouveau pont», a continué d’expliquer M. Legault.

«Moi, je veux être capable d’évaluer tous les scénarios, a-t-il précisé. Actuellement, j’ai des inquiétudes avec ce que j’ai entendu la semaine dernière sur la sécurité du pont de Québec. [...] C’est inquiétant d’entendre qu’il y a des enjeux de sécurité.»

De passage à Québec, la semaine dernière, un spécialiste belge, Bruno Saverys, a signalé qu’il y a urgence d’agir avant que la corrosion fasse que des pièces du pont centenaire se détachent. L’expert a indiqué qu’il s’agit d’un des «pires» ponts rouillés qu’il a eu l’occasion de visiter à travers le monde. Le maire de Québec, Régis Labeame, a lui aussi soulevé des inquiétudes. Le CN a depuis assuré que le pont est toujours «sécuritaire».

Des millions dans le SRB : «du gaspillage»

M. Legault reproche également aux libéraux de s’adonner à «du gaspillage» en injectant des millions de dollars dans un projet de Système rapide par bus (SRB) qui passerait par le pont de Québec, alors qu’on ignore toujours si c’est possible et sécuritaire d’en rabaisser le tablier.

Selon le chef caquiste, s’il doit y avoir un SRB, c’est par un nouveau lien routier, pont ou tunnel, qu’il devrait passer.

«Moi je suis dans l’opposition et je n’ai pas d’ingénieur qui travaille pour la CAQ, a dit M. Legault, mais je ne comprends pas que le gouvernement libéral n’est pas capable, aujourd’hui, de dire voici ce qu’il va se passer avec le pont de Québec pour les 25 prochaines années, et qu’on soit en train de se demander : "est-ce qu’il est sécuritaire?", puis en plus: "est-ce qu’on pourrait faire passer dessus un SRB?". Écoutez, c’est complètement absurde, la position actuelle du gouvernement libéral.»

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