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Des factures dans les taxis et voitures d’Uber en 2019

Pierre Couture | Agence QMI 

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Revenu Québec persiste dans son intention d’introduire dans les voitures de taxis, tant traditionnels que ceux utilisant une nouvelle approche, des modules d’enregistrement des ventes (MEV). Le fisc vise l’implantation d’un système de facturation d’ici la fin de 2019, a-t-on indiqué dans le budget québécois déposé mardi.

Le gouvernement du Québec, qui dit vouloir assurer une équité fiscale dans le secteur du transport rémunéré de personnes, n’avait jamais offert une date précise à l’industrie.

Revenu Québec estime que l’évasion fiscale dans le secteur du taxi lui fait perdre au moins 72 millions $ chaque année.

Au ministère des Finances, on indique qu’un nouvel appel de proposition sera lancé au cours des prochains mois pour trouver la meilleure technologie disponible sur le marché.

Revenu Québec est d’avis que l’implantation d’un tel système permettra à chaque client de recevoir lors d’une course de taxis ou d’Uber une facture obligatoire.

Chez Uber, on rappelle toutefois que toutes les transactions entre les chauffeurs et les clients sont conclues via l’application développée par l’entreprise, si bien que la mesure annoncée mardi ne toucherait pas l’entreprise. «Bien que nous ne souhaitions pas prendre position sur des mesures touchant l'industrie du taxi traditionnelle, nous continuerons de respecter l’entente signée avec Revenu Québec qui assure une transparence complète», a réagi Jean-Christophe de Le Rue, porte-parole d’Uber, au cours de la soirée de mardi.

Mais pourquoi attendre à la fin de l’année 2019 pour déployer une telle technologie dans les voitures de taxis?

Au ministère des Finances, on avance que d’autres entreprises spécialisées dans le transport rémunéré de personnes pourraient décider de débarquer au Québec.

Principal concurrent d’Uber aux États-Unis, le géant Lyft pourrait éventuellement annoncer son intention de venir brasser des affaires au Canada.

Le fisc et Airbnb

Par ailleurs, le gouvernement entend ajouter des inspecteurs sur le terrain pour mieux encadrer l’industrie de l’hébergement touristique, notamment auprès des hôtes s’affichant sur la populaire plateforme Airbnb.

Revenu Québec obtient le mandat de sensibiliser, d’inspecter et d’enquêter auprès des exploitants de sites d’hébergement offrant leurs services sur les nombreuses plateformes dites d’économie collaborative.

Des modifications législatives seront proposées à cette fin.

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