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Éthique: le plus pauvre des chiens de garde

Alexandre Robillard

 - Agence QMI

Le commissaire à l’éthique Jacques St-Laurent sera encore cette année le parent pauvre parmi les «chiens de garde» désignés par l’Assemblée nationale, malgré une augmentation des demandes d’enquête.

Son budget sera de 1,19 million $, en 2016-17, soit une hausse de 2,2 %, la plus faible des cinq agents chargés de surveiller la démocratie québécoise, apprend-on dans le budget Leitao, déposé mardi.

À titre comparatif, les dépenses du commissaire au lobbyisme progresseront de 4,3 % durant l’exercice, à 3,5 millions $.

M. St-Laurent disposera cette année d’un budget en baisse de 11,2 % par rapport à celui accordé pour démarrer ses activités, en 2011-12, qui était de 1,34 million $.

Avec «une dizaine d’enquêtes» en cours, le commissaire doit recourir à des enquêteurs externes pour compléter son équipe administrative de cinq personnes.

Dans les documents budgétaires déposés mardi, à la rubrique «choix budgétaires», le commissaire écrit que son «action envisagée» consistera à «poursuivre le suivi attentif des dépenses» de son équipe.

Plus d’enquêtes et de vérifications

De son côté, dans la même rubrique, le commissaire au lobbyisme François Casgrain note qu’il souhaite utiliser sa marge de manœuvre supplémentaire pour «amorcer un plus grand nombre de vérifications et d’enquêtes».

Au chapitre de la croissance des dépenses des personnes désignées, le Directeur général des élections remporte la palme, avec une hausse de 18,7 %, qui porte son budget à 50,5 millions $. Cette hausse substantielle est nécessaire en raison de l’organisation des élections municipales, à l’automne 2017.

Le Protecteur du citoyen voit son budget passer à 17,2 millions $, une hausse de 11 % destinée à la mise en œuvre des dispositions pour les lanceurs d’alertes. Quant au Vérificateur général, il aura des crédits totalisant 30,8 millions $, en hausse de 4,4 %.

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