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Le SRB est «extrêmement pertinent», même sans Lévis, selon le maire Régis Labeaume

Si la Ville de Lévis devait se retirer du projet de Service rapide par bus (SRB), le maire de Québec ne verserait pas une larme. Même sans Lévis, le projet demeure «extrêmement pertinent» pour la Rive-Nord, plaide Régis Labeaume.

La possibilité d’un désistement de la Ville de Lévis, évoquée par le maire Gilles Lehouillier lundi, n’émeut guère le maire de la capitale.

«Il fait ce qu’il veut. Non, je vous le dis, à part mon petit rhume ce matin, ça va bien. Ça va aller, on va passer la journée. Est-ce que vous voulez que je verse des larmes ?» a-t-il lâché, devant l’insistance des journalistes au lendemain des déclarations de son homologue lévisien qui refuse de payer un sou et qui réclame toujours un financement à 100 % des deux paliers de gouvernement.

Les deux villes ont toujours été impliquées dans ce projet dès le tout début. Elles ont maintes fois vanté les avantages d’un SRB qui favoriserait la mobilité entre les deux rives tout en allégeant la pression sur le réseau routier à la tête des ponts. En larguant Lévis, le projet demeure-t-il toujours aussi pertinent ?

«Juste à Québec, c’est extrêmement pertinent. On en parle depuis des décennies. On va arrêter d’en parler puis on va le faire, tout simplement», a dit le maire Labeaume lors d’un point de presse à l’hôtel de ville.

«Québec, c’est près de 600 000 personnes alors nous autres, on a besoin de ça, a-t-il renchéri. On ne peut pas devenir une ville moderne d’envergure sans un système de transport collectif robuste et moderne, ça ne se peut pas. Nous autres, on est dans notre univers, dans notre bulle ici, mais toutes les villes normales d’envergure ont un système de transport en commun efficace et moderne.»

Appelé à commenter à son tour la possibilité d’un projet uniquement sur la Rive-Nord, le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, François Blais, a refusé de se commettre.

«Ça me semble assez hypothétique pour le moment. J’ai bien compris comme vous les interrogations du maire de Lévis, mais je ne négocierai pas là-dessus non plus sur la place publique. Ce sera à lui de prendre ses décisions en temps et lieu», a-t-il répondu, invitant la presse à «attendre quelques heures», laissant sous-entendre que le budget provincial pourrait changer la donne.

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