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Début des audiences de la commission Chamberland

Dominique Scali

 - Agence QMI

La commission Chamberland sur la protection des sources journalistiques ne cherche pas à «blâmer qui que ce soit» ou à «identifier un coupable», a déclaré le président en ouverture des audiences, lundi.

«Notre mandat nous interdit de nous prononcer sur la légalité des autorisations judiciaires dont il est fait mention dans les divers événements rapportés dans les médias depuis l’automne dernier. Il appartient aux tribunaux de trancher ces questions», a affirmé Jacques Chamberland, qui préside la commission.

La commission a été créée en novembre dernier, suite aux révélations selon lesquelles les téléphones de certains journalistes avaient été mis sous écoute par le SPVM et la Sûreté du Québec.

«Il ne s’agit pas non plus pour la commission de blâmer qui que ce soit ou d’identifier un coupable», a ajouté M. Chamberland, précisant que les travaux viseront plutôt à identifier des pistes d’amélioration et à formuler des recommandations.

Rappel historique et légal

Les audiences ont commencé avec un rappel du contexte historique et légal dans lequel évoluent les médias et les corps de police.

Lise Bissonnette, ex-directrice du quotidien «Le Devoir», a d’abord rappelé l’histoire de la presse au Québec, allant de l’arrivée de l’imprimerie au 18e siècle à la prolifération actuelle des fausses nouvelles.

Elle dénonce notamment la «légèreté» avec laquelle semblent avoir été prises les décisions d’épier des journalistes au Québec, ainsi que la «passivité» des élus «à l’égard du pacte entre presse et démocratie».

L’avocat Jean-Claude Hébert a ensuite décortiqué les «relations sinueuses» entre policiers, ministères et élus.

Les déclarations de ces deux conférenciers ne feront pas partie de la preuve examinée par les commissaires, mais seront annexées à leur rapport final.

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