/news/society

Un test pourrait être offert pour éviter les décès liés au traitement du cancer

TVA Nouvelles 

Le ministère de la Santé envisage d’offrir gratuitement un test de dépistage pour éviter des décès liés au traitement du cancer après qu’une étude internationale ait fait réagir les oncologues.

Celle-ci a démontré que des médicaments administrés à des patientes atteintes d'un cancer du sein et à des malades touchés par des cancers digestifs ou ORL peuvent entraîner de graves effets secondaires et même la mort.

«Des gens peuvent développer des mucites, c'est-à-dire qu'ils ont des ulcères de façon excessivement sévère au niveau de la bouche», explique le Dr Denis Soulières, hémato-oncologue au CHUM. Le même genre d'ulcère va se développer au niveau de l'oesophage, au niveau de l'estomac, du niveau des intestins, mais ça peut aussi amener des atteintes au niveau de la moelle osseuse.»

Il est difficile de savoir combien de patients ont eu des problèmes au Québec. Les médicaments en cause sont la capécitabine et le 5-FU, qui sont métabolisés de manière différente d'un patient à l'autre.

«Les déficits excessivement sévères, c'est vraiment 1% de la population, assure Dr Soulières. Mais il y a probablement un autre 5% à 7% de la population qui risque d'avoir un déficit partiel.»

Passer un test génétique est la seule façon d’éviter ces effets graves. La prise de sang pourrait être payée par le gouvernement.

Si la réponse des experts y est favorable, le gouvernement tarde à annoncer un engagement clair.

Au Québec, un autre test est disponible et est effectué dans les laboratoires de BiogeniQ à Brossard. Grâce à un échantillon de salive, les patients peuvent connaître les probabilités de développer des complications, mais aussi si la chimiothérapie qui leur est administrée est efficace.

En 2015, Hélène Labelle avait passé un test génétique. Celui-ci démontrait que les médicaments reçus auparavant n’avaient pas été efficaces. Elle est décédée d’un cancer du sein en août dernier après une récidive. Son époux en a parlé à son oncologue.

«C'est parce que, moi, je n'ai pas d'alternative. Je suis un protocole de traitement. Si vous me dites qu'on saute ce traitement-là, ça veut dire qu'on passe au suivant. On ne peut plus revenir, mais peut-être que le suivant aurait été le bon traitement. Là, on a perdu trois ou quatre mois», déplore M. Claude Gagnon.

Il n’est pas possible de savoir si un test de dépistage passé plus tôt aurait permis de sauver la vie de Mme Labelle, mais son époux croit que ce test, qui coûte 285 $, devrait être offert à un maximum de patients.

Dans la même catégorie