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Frapper un seul aéroport en Syrie «n'est pas suffisant»

Agence France-Presse

Frapper un seul aéroport militaire du régime «n'est pas suffisant», a réagi vendredi un dirigeant d'un influent groupe rebelle après le bombardement américain d'une base aérienne dans le centre de la Syrie, d'autres factions insurgées appelant également Washington à poursuivre son intervention.

«Frapper un seul aéroport n'est pas suffisant; il y a 26 aéroports (utilisés par le régime pour) bombarder les civils. Le monde entier doit aider à sauver le peuple syrien des griffes de l'assassin Bachar (al-Assad) et ses acolytes», a affirmé sur Twitter Mohammad Allouche, dirigeant de Jaich al-Islam et membre du Haut comité des négociations (HCN) de l'opposition syrienne.

D'autres factions rebelles ont salué les frappes américaines menées à l'aube contre une base militaire du régime au sud de la ville syrienne de Homs.

«Nous saluons toute action pouvant mettre fin à un régime qui commet les pires crimes de l'histoire moderne», a indiqué à l'AFP Ahmad Othmane, dirigeant du groupe Sultan Mourad soutenu par la Turquie.

«Nous espérons que l'Amérique ne se contentera pas de cette frappe, car sinon (le régime) commettra encore davantage de crimes», a-t-il prévenu.

«La frappe américaine contre les instruments de la mort utilisés par Bachar al-Assad est un premier pas sur la bonne voie dans la lutte contre le terrorisme», a affirmé de son côté à l'AFP Issam al-Rayyes, porte-parole de la coalition rebelle Front du sud, présente dans la province de Deraa, berceau de la révolte violemment réprimée en 2011 par le régime.

«Nous espérons que les frappes vont se poursuivre», a-t-il dit.

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