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Le Canada n’a pas l’intention d’envoyer de troupes en Syrie

Guillaume St-Pierre | Agence QMI 

Alors que les États-Unis se disent prêts à frapper la Syrie de nouveau sans l’accord de l’ONU, le Canada n’a pas l’intention, lui, d’envoyer des troupes dans ce pays pour l’instant.

«Je peux confirmer que le rôle militaire du Canada dans la région demeure inchangé», a déclaré, vendredi, le premier ministre Justin Trudeau.

Interrogé à savoir s’il serait prêt à intervenir militairement en Syrie à la demande des États-Unis, le premier ministre a toutefois évité de répondre directement à la question.

«Comme d’habitude, nous allons déterminer chemin faisant de quelle façon le Canada peut appuyer nos alliés pour protéger le peuple syrien», a-t-il commenté.

Vendredi matin, Justin Trudeau a déclaré que le Canada appuyait «pleinement» les frappes que les États-Unis ont menées jeudi soir contre une base aérienne en Syrie.

Lors d’une conversation avec Donald Trump au lendemain de l’attaque, Justin Trudeau a précisé qu’il soutenait une intervention militaire américaine «limitée et ciblée».

Le bombardement survenait trois jours après une attaque chimique présumée ayant choqué le monde, imputée au dictateur syrien Bachar al-Assad.

Plus tôt cette semaine, Justin Trudeau soutenait avoir encore des doutes sur l’auteur du raid à l'arme chimique contre la localité rebelle de Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie, qui a fait au moins 86 morts, dont 27 enfants.

Il dit avoir été convaincu que Bachar al-Assad était derrière le massacre par un «allié de confiance», les États-Unis, sans offrir plus de détail.

L’opposition critique Trudeau

Selon opposition conservatrice, le revirement du premier ministre démontre que sa position dans le conflit syrien est «naïve».

Le député Pierre Paul-Hus demande ainsi au gouvernement Trudeau d’avoir à l’avenir «une position plus ferme envers le régime syrien».

Le député néodémocrate Matthew Dubé, de son côté, n’a pas souhaité pour l’instant «applaudir» l’action militaire américaine, puisque «plusieurs questions restent sans réponse.»

«Est-ce que c’est une opération isolée? Est-ce qu’il y a d’autres cibles? C’est quoi l’objectif? On ne sait pas», a-t-il énuméré, en rappelant l’importance de miser sur une action militaire multilatérale.

Le Bloc québécois, lui, a plutôt estimé que les États-Unis ont agi de façon «prématurée» en attaquant le régime de Bachar al-Assad.

La chef du parti, Martine Ouellet, est d’avis que l’ONU doit d’abord «faire la lumière» sur raid à l'arme chimique avant quine action militaire soit entreprise contre le dictateur.

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