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Les frappes américaines ont tué neuf civils, dont quatre enfants

Agence France-Presse

Neuf civils dont quatre enfants ont péri dans les frappes américaines qui ont visé une base militaire du régime en Syrie, a annoncé vendredi l'agence officielle Sana.

«L'agression américaine a provoqué la mort de neuf civils, dont quatre enfants, fait sept blessés et provoqué d'importantes destructions dans les maisons des villages d'Al-Chaayrate, Al-Hamrate et Al-Manzoul», proches de la base visée, a indiqué l'agence, qui n'a pas précisé si ce chiffre incluait le bilan de six morts fourni plus tôt par l'armée syrienne.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a pour sa part indiqué que sept soldats avaient été tués et que l'aéroport «a été presque totalement détruit: les avions, le tarmac, le dépôt de fuel et le bâtiment de la défense aérienne ont été pulvérisés».

Neuf avions ont été détruits, a affirmé la télévision russe en diffusant des images de hangars et d'une piste d'atterrissage modérément endommagés.

Dans une adresse solennelle à la télévision, Donald Trump a expliqué que ces frappes étaient «associées au programme» d'armes chimiques de Damas et «directement liées» aux évènements «horribles» de mardi.

Ce jour-là, un raid imputé à l'armée syrienne contre la localité de Khan Cheikhoun (nord-ouest) a fait au moins 86 morts, dont 27 enfants. Les images de victimes agonisantes ont choqué le monde.

Les services de renseignement américains ont établi que les avions ayant mené cette attaque étaient partis de la base d'al-Chaayrate, connue comme un lieu de stockage d'armes chimiques avant 2013, selon le Pentagone.

Le visage grave, le président Trump a appelé les «nations civilisées» à mettre fin au bain de sang en Syrie.

En difficulté depuis plusieurs mois face au régime, la coalition de l'opposition politique syrienne a applaudi l'opération américaine. Mais «frapper un seul aéroport n'est pas suffisant (...) Le monde entier doit aider à sauver le peuple syrien des griffes de l'assassin Bachar (al-Assad) et de ses acolytes», a déclaré Mohammad Allouche, membre du Haut comité des négociations (HCN).

Le gouvernement syrien n'a pas officiellement réagi mais la télévision d'État a qualifié les frappes d'«agression».

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