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La coupe de 1000 arbres fait rager les écologistes

TVA Nouvelles

Des écologistes ragent de voir plus de 1000 arbres être coupés sur le parc Jean-Drapeau pour permettre la construction d’une surface bétonnée pour accueillir des spectacles.

Déjà, la coupe est commencée. Sur les lieux, on peut apercevoir des souches d’arbres qui ont été coupés il y a peu de temps. Selon la Ville de Montréal, 71% de ces arbres avaient une faible valeur, 11% étaient malades.

 On veut ainsi réaménager l’espace s’étendant de la Bisophère à la sculpture L’Homme de Calder en y installant une zone bétonnée et un amphithéâtre pour y recevoir des spectacles d’envergure, comme lors du festival Osheaga.

L’abattage de ces arbres horripile les écologistes, qui se demandent si on aurait pu faire autrement.  

«[Ce projet] est destructif pour l’environnement. On va remplacer plus de 1000 arbres par du béton et des bâtiments», dénonce Thomas Schwalb, vice-président de la Coalition Verte.

«Jogger sur du béton, ce n’est pas l’idéal. [...] Sur l’île Sainte-Hélène, des fois, il fait très chaud. En mettant du béton partout, ça va augmenter l’îlot de chaleur», affirme pour sa part Élise Provost, de la Coalition Verte .

On accuse aussi la Ville de livrer le site au promoteur Evenko, qui organise le festival Osheaga. La municipalité affirme de son côté que les travaux étaient nécessaires et qu’on veut plutôt créer un site où les gens peuvent se rassembler 12 mois par année.

«Tous les arbres qui vont être déracinés ou abattus vont être remplacés», dit le membre du comité exécutif à la Ville de Montréal et responsable de l’environnement, Réal Ménard. «Ce dont il est question, c’est un investissement de 73 millions $. En ce moment, quand il pleut, c’est une mare de boue; le service des incendies et le SPVM nous demandent de revoir les règles d’évacuation.»

M. Ménard indique aussi que le site pourra ainsi être utilisé à son plein potentiel.

«Au parc Jean-Drapeau, il vient 8 millions de personnes. Il y a un potentiel pour augmenter ça considérablement. Ce qu’on veut, c’est utiliser cet amphithéâtre, qui existe depuis les années 1990, 12 mois par année. En ce moment, il est surtout utilisé l’été.»

On célèbrera en 2017 le cinquantième anniversaire de l’Expo 67. Aucune rénovation de la Place des nations, lieu emblématique de l’événement, n’est au programme pour le moment. 

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