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Journalistes épiés par la SQ: Nicolas Saillant s'ajoute à la liste

Dominique Scali | Agence QMI

Le journaliste Nicolas Saillant du «Journal de Québec» vient de s'ajouter à la liste des reporters qui ont été épiés par des policiers.

C'est ce qu'a révélé lundi Martin Prud'homme, directeur général de la Sûreté du Québec (SQ), lors des audiences de la commission Chamberland.

M. Saillant a été surveillé par la SQ en 2012, ce qu'aurait appris M. Prud'homme en décembre dernier.

Autorisation des supérieurs

Par ailleurs, les hauts gradés de la SQ ont expliqué que leurs policiers ne peuvent plus enquêter sur des journalistes sans avoir obtenu l’autorisation de leurs hauts supérieurs, mais seulement depuis novembre dernier.

André Goulet, inspecteur-chef de la SQ, a lu une note interne datée du 1er novembre 2016 qui a été envoyée par la SQ. Cette directive interdit toute enquête ou surveillance de journalistes sans avoir d’abord obtenu l’autorisation d’un membre de l’état-major. La directive est signée de la main de Martin Prud’homme, directeur général de la SQ.

Or, avant novembre, il n’y avait aucune procédure spécifique en place pour les cas où des membres de la presse faisaient l’objet d’une enquête, a indiqué M. Goulet.

La commission Chamberland a été créée en novembre après l’éclatement du scandale des journalistes qui ont été épiés ou mis sous écoute à leur insu par la police de Montréal et la Sûreté du Québec.

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