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En 2019, BIXI aura coûté 60 millions $

 - Agence QMI

L’Institut économique de Montréal (IEDM) a remis en doute l’intérêt de financer le système de vélo en libre-service BIXI dans une étude dévoilée mercredi.

Selon l’EIDM, le système de vélo libre-service BIXI aura coûté plus de 60 millions de dollars aux contribuables montréalais en 2019, au dixième anniversaire des BIXI.

L’organisme de recherche estime aussi qu’en vertu des données qu’il a recueillies, BIXI ne peut pas être rentable sans aide municipale.

En raison des résultats de l’étude, les auteurs de l’étude se demandent s’il n’aurait pas été plus efficace d’investir ailleurs que dans BIXI. «On peut aujourd’hui se demander si dépenser autant d’argent pour ce service était la meilleure solution pour favoriser l’usage du vélo et le transport actif, et pourquoi on continue à le faire», a avancé le vice-président de l’IEDM, Jasmin Guénett, qui cosigne l’étude avec Bradley Doucet, rédacteur et analyste en politiques publiques à l’IEDM.

En effet, même si BIXI est un service populaire dont les Montréalais sont fiers, il reste un service limité, saisonnier et présent uniquement dans les quartiers centraux, et peu rentables malgré les dires de l’organisation au tout début de l’aventure. «Au départ, on disait que ça s’autofinancerait, mais ça n’a pas été le cas et rien ne montre qu’il le sera dans le futur», a précisé M. Guénett.

L’IEDM se questionne donc sur les façons d’encourager le transport actif. «On favorise BIXI, mais est-ce qu’il pourrait y avoir d’autres solutions envisageables moins coûteuses?», se demande M. Guénett en pensant à de nouvelles infrastructures ou d’autres types de services qui inciteraient davantage les Montréalais à délaisser la voiture.

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