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Tentative d'incendie du QG de campagne de Marine Le Pen

Agence France-Presse

L'immeuble accueillant le siège de campagne de la candidate d'extrême droite à la présidentielle Marine Le Pen à Paris a fait l'objet, dans la nuit de mercredi à jeudi, d'une tentative d'incendie sans gravité, a-t-on appris de sources concordantes.

Les pompiers ont «rapidement maîtrisé» ce feu qui s'est déclaré au rez-de-chaussée du bâtiment et a «dégradé une porte et un paillasson», a indiqué un de leurs porte-parole.

Dans les étages de cet immeuble, situé en plein coeur de Paris, se trouve le quartier général de campagne de Marine Le Pen, actuellement en tête des sondages pour le premier tour de l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai.

L'origine du feu n'est «pas naturelle, probablement d'origine criminelle», a précisé une source policière, ajoutant qu'une inscription «FN vs KLX» avait été taguée à proximité.

«Je suppose qu'il s'agit là d'un acte probablement d'un groupuscule d'extrême gauche. Ces groupuscules se sentent en toute impunité depuis des mois. Ce sont ceux qui ont détruit des commerces, brûlé des voitures au moment des manifestations, qui s'attaquent à la police», a réagi la présidente du parti Front national jeudi.

Le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl a dénoncé sur la radio RTL «des actes inacceptables».

«Le débat démocratique se traduira dans les urnes, c'est là que chacun doit faire ses choix. Nous sommes en lien avec l'équipe de la candidate du Front national et nous verrons s'il y a lieu, le cas échéant (...), de renforcer les dispositifs de sécurité», a affirmé M. Fekl.

Un groupe affirmant s'appeler «Combattre la xénophobie» a contacté l'AFP pour revendiquer cette action, menée selon lui à l'aide «de cocktails Molotov».

L'interlocuteur a également déclaré avoir mené une action similaire au siège du quotidien d'extrême droite Présent. «Ça va continuer tous les jours jusqu'aux élections», a ajouté l'interlocuteur, qui ne s'est pas présenté.

«Un policier est venu ce matin» pour vérifier les locaux du journal, a indiqué à l'AFP Caroline Parmentier, journaliste à Présent, selon qui «il n'y a pas eu de tentative d'incendie».

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