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Les Français ont dû faire preuve de patience avant de voter à Montréal

TVA Nouvelles

Des milliers de Français ont patienté de longues heures à Montréal pour faire entendre leur voix pour le premier tour de l’élection présidentielle de dimanche. Les bureaux de vote ont même été forcés de prolonger leurs heures d'ouverture jusqu'à 22 h 30 à Montréal.

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Dès l'ouverture à 8h au Collège Stanislas, dans l’arrondissement d’Outremont, ils étaient des milliers à faire le pied de grue sur près de deux kilomètres pour choisir parmi les onze candidats, dont Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Ces candidats se font la lutte pour accéder au deuxième tour.

Près de 60 000 Français à Montréal sont inscrits sur la liste électorale, soit 13 000 de plus qu'à la dernière élection. Les Français d’outre-mer votent aujourd’hui, mais les 47 millions électeurs en France votent dimanche. 

«Il y a des enjeux plus importants parce qu’il y a des tendances qui se dégagent cette année. Je tenais vraiment à voter. C’est important de voter, mais ce l’est encore plus cette année», estime une jeune femme rencontrée par TVA Nouvelles.

«Les médias français ont voulu être décideurs du résultat, croit pour sa part un électeur.  Ce qui m’a choqué, c’est que le fait que les médias veuillent nous dire pour qui il fallait voter. Ça n’a pas plu à la population.  Tout le monde veut montrer ce qu’il pense et ce n’est pas les médias qui vont dicter les résultats», ajoute un homme.

«Avec quatre candidats au coude à coude comme ça, on se dit que ça sert vraiment à quelque chose de voter, peut-être plus cette année», a souligné une autre électrice.

Plusieurs policiers du Service de police de la Ville de Montréal étaient déployés près du lieu de votation.

Des enfants, flairant la bonne affaire, en ont profité pour installer des petits kiosques, vendant grignotines et rafraîchissements aux patients électeurs.

La peur des extrêmes

Le Front national de Marine Le Pen espère refaire le coup de 2002 lorsque le parti dirigé par le père de la candidate, Jean-Marie, avait surpris le monde entier en se qualifiant pour le deuxième tour, évinçant l’ex-premier ministre Lionel Jospin.

«Il ne faut pas que le Front national fasse partie des deux premiers. Si c’est le cas, on éteint les lumières», déclare une Française à Québec.

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