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Les 11 candidats en lice

Agence France-Presse

Onze candidats sont en lice pour le premier tour de l'élection présidentielle française, le 23 avril, à l'issue très incertaine du fait du grand nombre d'indécis.

Longtemps cantonné aux coulisses, l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy (2007-2012), François Fillon a créé la surprise en remportant haut la main la primaire de la droite avec son projet de thérapie de choc, de restauration de l'autorité, de lutte contre la délinquance et de mobilisation contre le «totalitarisme islamique».

Engagé depuis près de 40 ans en politique, le député de Paris, qui avait fait campagne sur l'austérité et la probité, est fragilisé par un scandale sur des emplois fictifs présumés octroyés à sa famille qui a conduit à son inculpation pour «détournement de fonds publics».

Autre surprise de la campagne, Benoit Hamon, ce tenant de l'aile gauche du parti socialiste est parvenu à imposer sa ligne sociale et écologiste au second tour de la primaire, face à l'ex-premier ministre Manuel Valls.

Ancien ministre du président François Hollande, député, ce «frondeur» s'efforce de rassembler une gauche écartelée entre plusieurs courants pour figurer au second tour du scrutin. Il a obtenu le soutien de l'écologiste Yannick Jadot qui s'est désisté en sa faveur, mais n'a pas scellé d'alliance avec le trublion de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon.

Présidente depuis 2011 du parti d'extrême droite Front national fondé par son père, députée européenne, Marine Le Pen veut «rendre la France à la France». Elle table sur la vague qui a porté Donald Trump à la Maison-Blanche et conduit les Britanniques à voter pour le Brexit pour gagner avec ses idées anti-immigration, anti-Europe, antimondialisation.

Elle avait obtenu 17,9% des voix lors de sa première candidature à la présidentielle en 2012. Son parti a engrangé depuis les succès électoraux. En tête des intentions de vote dans les sondages, elle est toutefois pour l'instant donnée battue au second tour.

Inconnu du public jusqu'à son entrée au gouvernement en 2014, Emmanuel Macron, cet ancien banquier d'affaires devenu ministre de l'Économie s'est lancé fin août dans la course à la présidence avec son mouvement «En Marche!», positionné au centre de l'échiquier politique.

Jeune et charismatique, il attire les foules à ses rassemblements et engrange les soutiens de personnalités politiques, médiatiques ou économiques de tous bords, mais doit encore transformer les désirs diffus de renouvellement politique en votes concrets. Jamais élu, il est attaqué par ses adversaires sur son manque d'expérience.

Ancien ministre socialiste, cofondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, déjà candidat en 2012 (11,1%), se présente cette fois «hors parti» comme candidat de «La France insoumise», avec le soutien du parti communiste.

Très actif sur les réseaux sociaux et au plus près du terrain, il n'a pas souhaité se rallier au socialiste Benoît Hamon, aux thèmes proches des siens.

- François Asselineau, 59 ans

Cet ancien inspecteur des Finances, souverainiste, qui se décrit comme le «candidat de la libération nationale», prône le «Frexit», la sortie de la France de l'UE.

- Nathalie Arthaud, 47 ans

Candidate du parti d'extrême gauche Lutte ouvrière, cette enseignante d'économie et de gestion s'était déjà présentée en 2012 (0,56% des voix).

- Jacques Cheminade, 75 ans

Après avoir recueilli 0,25% en 2012, cet ancien fonctionnaire est à nouveau candidat «contre le sérail politique qui a pactisé avec l'empire de l'argent».

- Nicolas Dupont-Aignan, 56 ans

Président du mouvement souverainiste Debout la France (1,79% en 2012), il plaide pour un «réveil» des Français et une sortie de l'euro.

- Jean Lassalle, 61 ans

Député centriste des Pyrénées-Atlantiques (sud-ouest), cet ancien berger a mené 39 jours de jeûne contre la délocalisation d'une usine de sa circonscription et traversé le pays à pied pendant neuf mois pour rencontrer les Français.

- Philippe Poutou, 50 ans

Déjà candidat pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) en 2012 (1,15%), cet ouvrier s'est fait connaître par son combat pour la sauvegarde des emplois au sein de son usine Ford.

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