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Pas d’impact immédiat pour l’accord de libre-échange avec l'Europe

TVA Nouvelles

Le passage au deuxième tour de la présidentielle française des candidats Emmanuel Macron et Marine Le Pen ne devrait pas avoir d’impact immédiat pour l’économie québécoise, estime l’ex-premier ministre québécois Jean Charest.

Écoutez l’entrevue complète entre Pierre Bruneau et Jean Charest ci-dessus

Rappelons que l’Accord de libre-échange Canada-Europe (CETA) est en voie d’être adopté par les différents parlements européens.

«Elle n’est pas menacée dans le contexte actuel, estime Jean Charest. M. Macron y est favorable, Mme Le Pen est contre. Sauf qu’au deuxième tour, il faut anticiper une répétition de ce que nous avons vu en 2002, lorsque le père de Marine Le Pen avait fait le deuxième tour. Sans doute serons-nous témoins d’un grand ralliement républicain, favorable à la France, en appui à M. Macron.»

L’homme politique trace un parallèle entre les dernières présidentielles aux États-Unis et celle  en France.

«Il y a un fil commun, soulève-t-il. C’est celui d’une mondialisation qui a laissé des traces et qui crée une très vive anxiété chez beaucoup de citoyens des deux pays. »

Une autre tendance que l’ancien premier ministre québécois a observée, c’est le vote pour les extrêmes, que ce soit à gauche ou à droite.

«Ce qu’il y a de plus inquiétant pour la France, c’est que les extrêmes sont plus forts aujourd’hui qu’ils ne l’étaient lors de la dernière élection présidentielle, soulève M. Charest. C’est donc dire que le rejet des institutions de l’Europe s’est accentué.»

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