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La laitue vendue deux fois plus cher

TVA Nouvelles

Vous l’avez peut-être remarqué en allant faire vos courses: ces derniers jours, le prix de la laitue a augmenté. Pour préparer une salade, il faut maintenant être prêt à y mettre jusqu’au double du prix habituel.

Dans les épiceries, la laitue romaine et iceberg se fait rare, ou est vendue au double du prix courant.

Une augmentation de prix qui s’explique principalement à cause des fortes pluies survenues en Californie en janvier et février, et qui ont empêché les producteurs de semer les laitues.

«Normalement quand on arrive en saison, les prix baissent. Mais quand il y a une rareté, comme on connaît maintenant, le prix monte», explique Florent Gravel de l’association des détaillants en alimentation, en entrevue avec Mario Dumont.

Faute de pouvoir importer les laitues de Californie, les grossistes sont obligés de faire venir des laitues du Mexique, de la Floride et même d’Espagne.

La laitue romaine notamment, a disparu des rayons, certainement parce qu’elle serait trop chère à vendre pour les commerçants. Le prix d’un produit affecte réellement les ventes : «Ça peut aller jusqu’au quart, jusqu’à la demie de moins [de vente]», confirme Florent Gravel.

Nourrir le Québec de demain

Pour contrer la pénurie de certains fruits ou légumes, les grossistes peuvent essayer d’importer des produits d’autres pays, en prenant le risque que ces produits ne respectent pas les normes sanitaires établies au Québec.

«Éventuellement, le gouvernement du Québec, va falloir qu’il se penche sur la production des fruits et légumes. Au Québec on a un grand territoire, on a la possibilité d’installer des serres, on a de l’électricité. Si on est capable d’investir chez Bombardier, chez Packard [...], est-ce qu’on peut, une fois pour toutes, penser à investir dans notre agriculture?»

Selon Florent Gravel, investir dans l’agriculture pourrait permettre de créer de nouveaux emplois, tout en aidant le développement économique.

«Comment pouvons-nous mieux nourrir le Québec de demain ? [...] C’est sûr qu’on ne fera jamais pousser des bananes ou des oranges. Mais il y a des cultures qu’on peut faire au Québec en serres, et puis on a les moyens de le faire.»

Malgré cette pénurie de laitue, il faut noter que le marché des fruits et légumes ne perd pas d’argent, tout simplement parce que les commerçants s’adaptent. Si la laitue est trop chère et donc difficile à vendre, les commerçants ne s’en procureront pas.

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