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Marc Bibeau outré: c’est une «atteinte à sa réputation»

Marc Bibeau est outré par les révélations de notre Bureau d’enquête mettant au jour une surveillance policière de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) le concernant en tant qu’ex-grand argentier libéral ainsi que l’ex-premier ministre du Québec, Jean Charest, un ami personnel.

«Notre client est outré par le fait que de l’information obtenue en cours d’enquête pourtant confidentielle y compris des renseignements personnels soit délibérément coulée dans les médias dans le seul but de porter atteinte à sa réputation sur la foi de conjectures», tel qu'écrit dans la déclaration transmise à TVA Nouvelles par le biais de son avocat William Brock.

Hier, notre Bureau d’enquête révélait que l’UPAC a scruté les allées et venues de Charest et de Marc Bibeau jusqu’en 2016 dans le cadre d'une enquête sur les liens entre le financement politique et l'octroi de contrats publics.

Informations familiales et bancaires

L'UPAC a ciblé ces deux hommes, ainsi qu'une trentaine d'autres personnes dont l'ex-ministre Line Beauchamp et l'ex-directrice du financement du Parti libéral du Québec (PLQ), Violette Trépanier, dans le cadre d'une enquête criminelle nommée Mâchurer.

Selon nos informations, voici quelques-unes des démarches de surveillance qui ont été effectuées:

-En janvier 2016, les enquêteurs ont demandé et obtenu de la part des Services frontaliers la liste des dizaines de passages de Marc Bibeau et Jean Charest aux douanes canadiennes, depuis 2003.

-Des fiches détaillées des deux hommes, qui contiennent notamment des informations familiales et bancaires personnelles, ont été dressées.

-Des renseignements sur le passeport de Jean Charest ont été obtenus par la police.

-Les policiers avaient même l'intention d'intercepter des communications privées de Jean Charest et Marc Bibeau, au début 2016. On ne sait toutefois pas s'ils sont effectivement passés à l'acte.

Selon plusieurs sources, l'enquête Mâchurer découle notamment du projet Lierre de l’UPAC, qui a permis d'arrêter l'ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau et six autres personnes l'an dernier.

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