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La pression monte sur le chef de cabinet de Couillard

La pression se fait de plus en plus forte sur le chef de cabinet du premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

La Coalition avenir Québec s'intéresse à des activités de financement auxquelles Jean-Louis Dufresne a participé il y a près de 15 ans.

Nathalie Roy demande au Parti libéral de rendre public le certificat de solliciteur de 2003 du chef de cabinet de Philippe Couillard, même si la loi exige que les partis politiques conservent leurs documents des sept dernières années.

«Il aurait ramassé de l'argent pour le Parti libéral. M. Couillard dit qu'il a un gouvernement transparent. Eh bien, qu'il nous montre ce certificat de sollicitation!», lance la députée caquiste de Montarville, selon qui le premier ministre «ne peut pas se dissocier de l'époque Charest».

Lors de son témoignage devant la commission Charbonneau, en 2013,  Paul Sauvé affirmait s'être fait donner un conseil par Jean-Louis Dufresne, alors chez BCP Consultant, afin d'obtenir la subvention pour faire les travaux à l'église Saint-James de Montréal. «Le conseil, c'est d'être plus actif au sein des cocktails de financement», disait-il alors.

M. Sauvé soutenait avoir sollicité une quinzaine de personnes pour une soirée de financement à 1000$.

«Ça ne vous étonne pas un peu, une telle demande de la part de M. Dufresne? De dire "Il faut faire des activités de financement pour que je puisse remettre... le chemin ma subvention", ça ne vous étonne pas?», demandait le commissaire Renaud Lachance, en 2013. «Ça ne me surprend pas», avait rétorqué M. Sauvé.

«... d'avoir donné l'instruction aux gens qui venaient et, moi-même, d'avoir remis mon propre chèque à Jean-Louis Dufresne. C'était lui-même, en personne», avait-il rajouté.

«Illégal!»

Pour Amir Khadir, député dans Mercier pour Québec solidaire, tout ça est «illégal».

Québec solidaire et la CAQ soulignent que la commission Charbonneau en fait mention dans son rapport final. «De 2003 à 2005, pouvait-on y lire, la firme de communication a facturé environ 125 000$ à L.M. Sauvé pour son travail de représentation auprès du gouvernement libéral.»

«C'est très clair que le rapport de la commission Charbonneau, en citant tout ça, est en train de dire qu'est-ce qui ne tournait pas rond et qu'est-ce qui était illégal», relève Amir Khadir.

Le bureau du premier ministre affirme que Paul Sauvé n'a aucune crédibilité et nie, comme en 2013, les allégations amenées devant la commission par l'entrepreneur en maçonnerie. Soulignons que M. Dufresne et BCP Consultants n'ont jamais été inscrits comme lobbyistes pour L.M. Sauvé.

«... que Mme Charbonneau, dans le rapport de la commission Charbonneau, a considéré que c'était suffisamment important et crédible pour le mettre dans son rapport. Alors, moi, je crois Mme Charbonneau», soutient la députée de la CAQ Nathalie Roy.

-D’après un reportage d’Alain Laforest

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