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L’argument massue des partisans d'un 3e lien vient de tomber, selon le PQ

Marc-André Gagnon | Agence QMI

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

L’argument massue suivant lequel un troisième lien serait la solution à la congestion routière vient enfin «de tomber», se réjouit la députée péquiste Agnès Maltais, qui partage l’avis unanime des 12 experts en la matière consultés par le Journal de Québec.

Dans un dossier présenté lundi dans le quotidien québécois, 12 spécialistes provenant du Québec, du Canada et des États-Unis concluent qu’un nouveau tunnel ou pont-tunnel entre Québec et Lévis ne ferait que réduire très temporairement les bouchons de circulation, au profit de l’étalement urbain.

Ces experts ne font qu’exprimer ce que plusieurs savent depuis longtemps, croit Mme Maltais, heureuse que ce soit enfin écrit «noir sur blanc».

Les partisans du troisième lien devront maintenant revoir leur argumentaire, selon elle.

«Il faut arrêter de croire à ce qu’on essaie de nous faire croire, c’est-à-dire qu’un troisième lien va régler le problème de congestion [comme] par magie. Les gens vont passer autant, sinon plus d’heures dans leur voiture avec un troisième lien», a réagi Mme Maltais.

Le transport en commun d'abord

La porte-parole du Parti québécois pour la Capitale-Nationale plaide que la solution passe d’abord et avant tout par le transport en commun.

«Je ne me battrai pas contre le troisième lien, prévient toutefois Mme Maltais. C’est devenu un sujet de campagne électorale. Même le maire Labeaume a lâché la serviette là-dessus.»

Mme Maltais craint cependant que la région n’ait «manqué le train» en abandonnant le projet de Service rapide par bus (SRB).

«Si on tergiverse encore, on va passer un autre cinq ans à débattre, à discuter, puis pendant ce temps-là, on manque le bateau. Il y a de l’argent dans les infrastructures actuellement à Ottawa», a rappelé la députée péquiste.

Des flèches pour Blais et Lessard

Selon Mme Maltais, le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, «ne donne pas l’impulsion nécessaire» au développement et à la promotion d’un véritable réseau de transport en commun dans la région.

«Toutes les grandes villes ont ça, un bon système de transport en commun, a-t-elle souligné. Qu’est-ce qu’on attend?»

Le ministre des Transports, Laurent Lessard, se comporte quant à lui en «ministre responsable de Chaudière-Appalaches» en travaillant sur un troisième lien réclamé surtout, selon elle, par des gens de cette région. «Il est pris entre l’arbre et l’écorce», illustre Mme Maltais.

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