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Résidences évacuées près de la rivière Mitis

Agence QMI

La rivière Mitis est sortie de son lit dans la nuit de mardi à mercredi nuit, à la hauteur de Sainte-Angèle-de-Mérici, dans le Bas-Saint-Laurent. La Sécurité civile suit la situation de près.

C'est un scénario printanier qui se répète pour la rivière Mitis. Il y a deux moments cruciaux pour les rivières au printemps. D’abord, quand le dégel commence et que des embâcles se forment, et ensuite, comme en ce moment, lorsque les rivières sont à l’eau vive et qu’on connaît de fortes précipitations.

«Avec les précipitations et les températures un peu plus chaudes la nuit (on n’est plus sous le point de congélation), ce qui fait que nos rivières ont augmenté fortement, a souligné le directeur régional de la Sécurité civile, Jacques Bélanger. Les débits de tous nos cours d’eau ont augmenté au cours de la nuit. Ce qui a causé des conséquences plus ou moins grandes. La rivière Mitis demeure sous surveillance.»

À Sainte-Angèle-de-Mérici, la rivière a maintenant envahi les champs, les terrains et les routes. Une résidence y a été évacuée, et trois autres du côté de Sainte-Jeanne-d’Arc. Une dizaine de personnes sont touchées par ces évacuations.

Le Chemin du Portage, à Sante-Angèle, demeure problématique. Une bonne partie de la route est d’ailleurs fermée à la circulation.

Les citoyens qui demeurent à proximité ont été rencontrés par les autorités au cours des dernières heures. La situation demeure sous contrôle, selon la Sécurité civile. Le beau temps prévu jeudi devrait amenuiser les risques au cours des prochaines heures. Toutefois, un regain est à l’horaire ce week-end alors qu’on prévoit jusqu’à 50 millimètres de pluie selon les secteurs.

Autrement, tous les cours d'eau du Bas-Saint-Laurent, du Kamouraska à la Matanie, sont plus que jamais sous haute surveillance. C’est le cas de la rivière Matane qui a, elle aussi, fortement tendance à sortir de son lit au printemps.

«On a des contacts avec toutes les municipalités depuis 2-3 semaines, parce qu’on a eu des inondations par débâcles et embâcles pendant la première phase. Là, on est dans la 2e phase, donc les municipalités sont sur un pied d’alerte. Les citoyens qui se trouvent dans les secteurs les plus à risque ont été avisés», a ajouté M. Bélanger.

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