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Peu de chances d’être remboursé par son assureur

TVA Nouvelles

Les sinistrés qui voient leur maison être complètement inondée par les débordements de rivières printaniers ont peu de chances d’être indemnisés par leur assureur, souligne un expert de la question.

Écoutez ci-haut l'entrevue complète de Mario Dumont avec M. Babinsky

Ils devront plutôt s’en remettre aux programmes d’aide du gouvernement, explique le directeur des communications du Bureau d’assurance du Canada, Pierre Babinsky.

Ce dernier précise qu’en règle générale, malgré ce qu’on pourrait croire, les inondations comme celles qu’on voit présentement au Québec ne sont pas couvertes par les assureurs.

«En cas du débordement d’un cours d’eau, si on n’a pas l’avenant, en principe non, mentionne Pierre Babinsky. Quelle est la cause des dommages? C’est le débordement du cours d’eau. À ce moment-là, c’est exclu.»

Par contre, les dommages causés par un refoulement d’égout pourraient être remboursés, tout dépendant de ce qui a causé le sinistre.

Mais depuis un an, la situation a changé. Certains assureurs, dans d’autres provinces canadiennes, ont commencé à offrir une couverture pour ce genre de sinistre. Et depuis mars, certains la proposent au Québec.

Il y aurait donc une proportion relativement minime de propriétaires qui y aurait adhéré.

Et comme cette offre est relativement récente, on n’a pas vraiment d’idée du coût réel d’une telle couverture.

«Ce qu’on sait, c’est que la prime est toujours en fonction du risque, détaille M. Babinsky. Si vous êtes sur le bord de l’eau, le risque est plus grand, la prime risque d’être en conséquence.»

Dans les secteurs inondés, plusieurs voitures ont été submergées. Selon l’expert en assurances, si le propriétaire a opté pour la couverture tous risques, ce genre de sinistre est souvent remboursé.

Les sinistres de l’ampleur qu’on voit présentement ne feraient pas nécessairement augmenter les primes pour les autres assurés.

«Ça dépend toujours de l’ampleur. Ça peut affecter une région en particulier, mais la tarification n’est pas nécessairement liée à ce genre de choses là», explique M. Babinsky.

L’expert souligne que malgré les autres inondations qui ont affecté le Québec dans les dernières décennies, c’est encore les gens de la province qui paient les primes les plus basses au pays.

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