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Montréal demande le soutien de l’armée

Agence QMI

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a décidé samedi de demander l’intervention de l’armée pour venir en aide aux sinistrés touchés par les inondations dans la métropole.

Le maire Coderre a fait valoir, dans un point de presse en soirée, que la situation a évolué depuis vendredi pour justifier sa décision de recourir aux Forces armées canadiennes. «On doit s’assurer, dans un premier temps, avec les ingénieurs, qu’on puisse faire les vérifications des infrastructures et, dans un deuxième temps, on va avoir besoin d’aide également avec les équipements pour faire des digues supplémentaires, des digues préventives», a expliqué M. Coderre.

Selon le maire, une cinquantaine de militaires seraient suffisants pour le moment. «Mais évidemment, c’est eux qui vont faire l’analyse des besoins», a poursuivi Denis Coderre, qui compte surtout sur l’expertise de l’armée pour organiser le travail des autorités civiles et des bénévoles.

Le maire a aussi assuré «qu’en aucun temps, il n’a manqué de ressources [sur le terrain]».

Selon le bilan du Centre de sécurité civile de la ville de Montréal, près de 500 résidences ont été inspectées par les pompiers de Montréal et 70 maisons ont été évacuées.

Les secteurs les plus touchés à Montréal sont ceux de l’île Bizard, d’Ahuntsic-Cartierville et de Pierrefonds-Roxboro. La crue des eaux pourrait toutefois compliquer la situation ailleurs sur l’île, notamment du côté de Montréal-Nord.

«Sortez de là», lance Coderre aux sinistrés

Par ailleurs, le maire a encouragé les citoyens toujours aux prises avec les inondations, et tout particulièrement ceux situés sur l’île Mercier, à évacuer leurs résidences.

«Sortez de là. C’est une question de santé. De toute façon, on va s’occuper du droit de propriété», a lancé le maire Coderre aux sinistrés qui refusent de quitter leur demeure, particulièrement sur l’île Mercier.

Le pont reliant l'île Mercier à l'île Bizard n’est plus praticable si bien que le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) n’est plus en mesure d’intervenir en cas d’urgence, a fait savoir samedi matin le directeur du SIM, Bruno Lachance.

«On leur demande de quitter l’île, car on ne peut plus intervenir s’il y a urgence», a-t-il indiqué lors d’un point de presse.

Pour l’instant, l’évacuation n’est pas obligatoire, a-t-il souligné, mais il est fortement recommandé de s’en aller. «On ne sort personne de force de l’île Mercier», a-t-il précisé.

Malgré tout, la situation est stable. «Il n’y a pas eu d’aggravation dans ces secteurs depuis quelques jours».

Épuisement

Le directeur des pompiers de Montréal a fait savoir que les citoyens sont fatigués. «Les gens se battent depuis des jours et même des semaines pour conserver leurs biens», a-t-il mentionné.

«On encourage les gens à être solidaires, d’aider ceux qui sont vulnérables et de nous communiquer les dangers», a poursuivi le directeur.

Quant à ses équipes, il assure que le moral est bon. «Ça va bien pour nos troupes, a-t-il dit. Le moral est bon. Ça travaille très fort.»

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