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Des médias interdits de soirée électorale chez Marine Le Pen

Agence France-Presse

Une quinzaine de médias français et internationaux ont dénoncé dimanche une «interdiction» d'assister à la soirée électorale du parti Front national de Marine Le Pen (extrême droite), qui a expliqué «manquer de place».

Sur Twitter, des journalistes notamment de sites d'information en ligne et d'un hebdomadaire ont indiqué s'être fait refuser l'accréditation par le parti d'extrême droite.

Sur le même réseau social, des journalistes travaillant pour le mensuel américain The Atlantic, la télévision publique italienne Rai et la chaîne d'information britannique Sky News ont aussi dit s'être fait refuser l'accréditation.

Lors du premier tour, plusieurs journalistes, dont le récent co-auteur d'un livre-enquête sur Marine Le Pen, s'étaient déjà vu refuser l'accès à la soirée électorale du FN.

«Par solidarité», les quotidiens Le Monde, Libération et l'Humanité, l'hebdomadaire L'Obs et un mensuel, les Inrocks, ont décidé de boycotter la soirée organisée par le parti d'extrême droite, dénonçant des mesures «anti-démocratiques» et contraires à la liberté d'informer.

«Pas de place, plein de monde», a expliqué à l'AFP Alex Frederiksen, l'un des responsables de la presse au FN.

D'après des témoignages recueillis par l'AFP, plusieurs des journalistes refusés avaient fait leur demande d'accréditation en début de semaine. D'autres au contraire ont été accrédités malgré des demandes tardives en fin de semaine.

Les sociétés de journalistes de près d'une quarantaine de médias, dont l'AFP, ont signé pendant l'entre deux tours une pétition protestant contre la décision du Front national de «choisir les médias autorisés à suivre Marine Le Pen» et dénonçant «une entrave à la liberté» d'informer.

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