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L'esplanade du Louvre évacuée en raison d'une alerte de sécurité

Agence France-Presse

L'esplanade du musée du Louvre à Paris, où le candidat centriste Emmanuel Macron, favori de la présidentielle française, a prévu de rassembler ses partisans en cas de victoire, a été brièvement évacuée dimanche après-midi en raison d'une alerte de sécurité.

Il s'agit «d'une simple levée de doutes», entraînant la mise en place d'un périmètre de sécurité et l'intervention d'une équipe pour vérifier l'absence de tout danger, a-t-on appris de source policière.

Peu avant 12H30 GMT, les vérifications permettant d'écarter toute menace se sont achevées, a-t-on ajouté de même source.

L'entourage d'Emmanuel Macron a indiqué jeudi qu'en cas de victoire à la présidentielle le candidat centriste comptait la célébrer sur l'esplanade du Louvre, dans le centre de Paris.

Selon un porte-parole du mouvement d'Emmanuel Macron, En Marche !, l'évacuation a eu lieu après «la détection d'un colis suspect».

A 11H00 GMT, «les 300 journalistes présents ont été par mesure de sécurité évacués et portés à bonne distance de la zone», a ajouté ce porte-parole, précisant qu'une salle de presse a été installée sur l'esplanade en prévision du rassemblement de dimanche soir.

Des forces de l'ordre patrouillaient sur l'esplanade, traditionnellement très fréquentée par les touristes venus visiter le musée du Louvre, le plus fréquenté au monde, dans le centre de Paris.

Le 3 février, un Egyptien de 29 ans avait attaqué, une machette dans chaque main, une patrouille de militaires dans la galerie du carrousel du musée du Louvre, en criant «Allah Akbar». Il avait été grièvement blessé par les tirs de riposte des soldats.

Arrivé en tête au premier tour, Emmanuel Macron, 39 ans, ancien banquier d'affaires et ex-ministre de l'Economie du président sortant François Hollande, est donné largement favori du second tour de la présidentielle par les sondages qui le créditent de 61,5 à 63% des voix, contre 37 à 38,5% pour sa rivale Marine Le Pen, 48 ans.

Le scrutin se tient sous haute sécurité, plus de 50.000 policiers, gendarmes et militaires étant déployés pour la circonstance. La France vit sous le régime de l'état d'urgence, après une série d'attentats islamistes qui ont fait 239 morts depuis janvier 2015.

Le pays a peut-être échappé à un nouvel attentat islamiste, avec l'arrestation dans la nuit de jeudi à vendredi d'un ancien militaire de 34 ans, converti à l'islam et ayant fait allégeance au groupe jihadiste Etat islamique (EI). Il a été interpellé à proximité d'une base militaire à Evreux, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Paris, avec des armes cachées à proximité.

Le 20 avril, trois jours avant le premier tour de la présidentielle, un policier avait été tué en plein centre de la capitale, sur l'avenue des Champs-Elysées. L'attaque avait été revendiquée par l'EI.

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