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Comme au combat, les soldats «veulent servir»

TVA Nouvelles

Quelque 1650 militaires canadiens sont déployés sur le terrain ou le seront dans les prochaines heures pour venir en aide aux sinistrés des graves inondations qui frappent le Québec depuis plusieurs jours.

L’un d’entre eux, le lieutenant-colonel Alain Cohen, a passé une bonne heure en reconnaissance aérienne, ce matin, dans le but d’évaluer l’étendue de la dévastation.

«Ce que l’on a vu sur plusieurs dizaines et même centaines de kilomètres, c’est un grand défi, confie le membre des Forces armées canadiennes en entrevue à LCN. Il y a beaucoup de destruction et les autorités civiles, qu’on appuie, travaillent énormément, comme nous.»

Vétéran de l’Afghanistan et lui-même membre des forces de combat, Alain Cohen reconnait que des similitudes peuvent être tracées entre l’intervention en pays de guerre et ce qui doit être accompli en ce moment dans les zones du Québec les plus fortement touchées par les inondations.

«Vous savez, ça se ressemble. D’abord, un soldat, au cœur de son âme, c’est le service. Alors, que ce soit au combat où dans une crise d’urgence comme celle-ci, la motivation est la même, on veut servir.»

Fier de son bataillon

«Il n’y a pas de limites à l’effort que l’on investit, insiste le lieutenant-colonel. Je peux vous dire que je suis extrêmement fier des soldats de mon bataillon. Ils ont très peu dormi hier soir, certains n’ont pas dormi du tout, car les conditions sont assez difficiles.»

L’un des défis plutôt complexes que représente une mission du genre est de réussir à rallier un bataillon entier, «de plus de 350 personnes», en l’espace de 24 heures, souligne le lieutenant-colonel, et de les amener à travailler sur un terrain peu connu, «avec une logistique incroyable».

La tâche consiste en effet à ne manquer de rien: sable, matériel, rations à fournir aux sinistrés, «cette complexité qui existe en guerre, évidemment, existe là aussi», ajoute-t-il.

L’action des militaires canadiens est guidée par trois priorités: la protection des citoyens, celle des infrastructures critiques et celle des quartiers résidentiels à risque.

«Les soldats travaillent à renforcer les digues déjà construites et doivent colmater les brèches qui se créent parfois», donne-t-il en exemple, se disant confiant, «avec toute cette entraide», que les Forces armées devraient parvenir à compléter leur mission avec succès.

Des résidents reconnaissants

À Pierrefonds, le major Lance Gosselin confirme que ses troupes sont enthousiastes et que les militaires sont contents d'aider. Et les résidents sont heureux de les voir!

«Les gens viennent nous voir, nous félicitent. Une madame est venue nous porter un pain aux bananes pour donner aux troupes, j'ai trouvé ça absolument fantastique.»

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