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«L’eau a atteint 4 pieds en 5 minutes»

TVA Nouvelles

Josée Gaudreau avait l’habitude, une fois par décennie, de voir son garage être envahi par quelques centimètres d’eau. Rien pour la préparer au cauchemar qu’elle vit actuellement.

«L'eau a atteint environ quatre pieds en l'espace de cinq minutes», a raconté la citoyenne en entrevue avec TVANouvelles.ca. «J'ai eu tellement peur que pour l'instant je suis contente d'être en vie», confie-t-elle, encore sous le choc.

La photo de la maison de cette résidente de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, grandement partagée sur les réseaux sociaux, est devenue un exemple frappant de la puissance des éléments.

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Mme Gaudreau et son conjoint ont été forcés de quitter leur domicile mercredi. «On contrôlait l'eau dans la maison sans problème, mais une dalle de béton du garage s'est ouverte sous nos pieds», a expliqué la sinistrée.

«Si la dalle du garage n’avait pas sauté, nous serions surement encore dans la maison en train de pomper l’eau. Ça faisait trois semaines qu’on pompait l’eau», précise-t-elle.

Le couple a rapidement contacté Hydro-Québec pour interrompre le courant, de peur que la maison s’enflamme.

Difficile d’estimer tout ce que la citoyenne a perdu lors de cette inondation historique. Des biens et du mobilier des chambres aux outils dans le garage, les pertes seront lourdes, selon la résidente. «Ce qui est le plus inquiétant, c’est que nous ne savons pas encore si la structure de la maison est atteinte», a ajouté Mme Gaudreau.

«Tu ne veux tellement pas tout perdre, comme ce n'est pas assurable, mais quand tu sors tu te rends compte que c'était vraiment dangereux», confie la citoyenne, lançant un cri du coeur aux autres sinistrés pour qu’ils quittent leur maison.

S’ils sont aidés par des proches, Josée Gaudreau et son conjoint peuvent aussi compter sur la solidarité de nombreux citoyens et internautes. «Les messages privés d'aide de parfaits inconnus ne manquent pas. C'est vraiment beau de voir ça», a raconté la sinistrée à TVANouvelles.ca.

Incapable de dire quand elle pourra réintégrer sa maison, ou si même si elle pourra un jour le faire, Mme Gaudreau pourrait compter bientôt sur la générosité d’un ami pour se loger dans un véhicule récréatif. «Je vais être sans domicile pour un bon bout», croit-elle, se disant «impuissante, donc résiliante».

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