/news/society

Un grand stress et de la déprime pour les sinistrés

TVA Nouvelles

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Plusieurs se relayent jour et nuit pour s’assurer que la pompe fonctionne dans leur sous-sol. D’autres ont tout fait afin que l’eau ne s’infiltre pas dans leur maison et certains même s’ils sont inondés ne veulent pas quitter leur demeure, mais ils n’ont plus le choix. Tous vivent certainement du stress. Le psychologue Gilles Vachon aide à mieux comprendre.

«Ces gens-là se sont battus comme des diables dans l’eau bénite pour sauver leurs biens et là, ils ont un avis d’évacuation. C’est comme abandonner, se dire: “Je n’ai plus le droit de me battre”», illustre le psychologue Gilles Vachon.

Efforts ruinés

Les sinistrés le sont à différents degrés. «Ils ne sont pas tous touchés de la même façon, leur niveau d’atteinte est en fonction du niveau d’eau. Certains peuvent encore sauver les meubles. Certains perdent une partie de leur vie, leurs économies, c’est assez décourageant», nuance le psychologue.

Des sinistrés notamment à Rigaud composent avec les inondations depuis plus de trois semaines. «C’est un événement extrêmement stressant. Certains seront déprimés par toutes ces années d’effort ruinées. Il y a aura de l’anxiété et de la dépression parmi ceux qui sont aux prises avec les inondations», conclut Gilles Vachon.