/news/law

Le «bon Samaritain» arrêté n’a pas voulu être libéré

Michael Nguyen | Agence QMI

Voyez ou revoyez les images de l'arrestation de l'homme en direct à LCN dans la vidéo ci-dessus

Le résident de L’Île-Bizard arrêté mardi alors qu’il voulait aider des sinistrés n’a pas voulu être libéré sous promesse de comparaître, si bien qu’il a dû passer la nuit en détention.

«J’ai aidé des êtres humains, j’ai des gens qui m’attendent, j’ai des gens à aider», a lancé Alain Furlano, lors de sa brève audience ce mercredi au palais de justice de Montréal.

Mais à l’opposé de son discours, l’accusé de 54 ans a pris toutes les mesures nécessaires pour rester détenu.

Furlano, 54 ans, a été arrêté alors qu’il voulait préparer des sacs de sable et construire une digue, mais les policiers l’en ont empêché, car sa construction aurait pu fragiliser une voie ferrée. Comme l’accusé n’a pas voulu collaborer, il a été coffré.

Selon nos informations, une fois au poste de police, Furlano se serait fait remettre une promesse de comparaître. Avec ce document, il aurait été libéré sur le champ, mais Furlano a refusé d’y apposer sa signature, si bien qu’il est resté détenu.

Et il a à nouveau refusé d’être libéré ce mercredi, si bien qu’il passera encore une nuit en prison, jusqu’à son enquête sur remise en liberté prévue jeudi.

La Couronne avait toutefois proposé de libérer Furlano, à condition qu’il accepte entre autres de se plier aux directives des autorités concernant les inondations.

«Je n’accepte pas», a répondu, sûr de lui, l’accusé avant de reprendre le chemin des cellules.

«Freeman»

Notons que dès son arrivée devant la cour, Furlano a tenu un discours qui a laissé perplexes plusieurs personnes dans la salle d’audience.

«Je suis un être humain qui possède une personnalité juridique sous le nom de Furlano», a-t-il dit.

Ce discours avait des similitudes frappantes avec les «Freemen of the Land», un groupe de «Citoyens souverains» qui rejettent l’ensemble des lois et le système économique et basent leur raisonnement sur des arguments pseudo-juridiques.

Les quelques cas au Québec dans les dernières années ont fait suer les tribunaux, puisqu’ils rejettent toutes les lois canadiennes contenant les termes «personne physique».

Dans la même catégorie