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Un coup de pouce surprise de certains assureurs

TVA Nouvelles

Les gens, qui ont subi des dommages en raison des inondations, pourraient avoir droit à un coup de pouce surprise. Deux importantes compagnies d'assurances ont élargi leur couverture ces derniers mois pour certains de leurs clients.

Patrick Lavoie possède un bungalow qu'il loue dans l'arrondissement Pierrefonds à Montréal.

Il a ajouté la protection contre le refoulement d'égout à sa police d'assurance. Depuis un mois, belairdirect, du groupe Intact, lui répondait toujours la même chose.

«J'ai appelé, j'ai vérifié avec la compagnie d'assurance et eux aussi mentionnaient que cette clause-là était seulement disponible à partir de mon renouvellement d'assurance», raconte le sinistré.

Pourtant, en mars dernier, toutes les compagnies d'Intact Assurance ont élargi gratuitement la couverture de leurs clients comme monsieur Lavoie. Sans qu'on l'avise, sa clause contre le refoulement inclut maintenant une protection contre les inondations dans les zones à faible risque.

Contre toute attente, c'est hier qu'il a appris qu'il était couvert. Il pourra donc recevoir 10 000 $ en guise d’indemnisation.

La compagnie d'assurance de M. Lavoie a juré à TVA Nouvelles qu'il n'y a pas de confusion au sein de son service à la clientèle.

D'autres compagnies d'assurance qui offrent aussi le même avenant, comme Desjardins, l'ont agrémenté d'une clause contre les inondations. C'est le cas de Desjardins.

Les clients auraient tout intérêt à téléphoner à leur compagnie, puisque plusieurs d’entre eux n'ont pas été mis au courant de cette nouvelle clause inondation.

«En mars, certains assureurs ont décidé de dire: plutôt que de l'offrir l'an prochain, lorsque le renouvellement arrivera, je vais l'offrir -ce qu'on appelle- fantôme, donc sans le communiquer à mon client, explique le courtier d’assurances, Louis Cyr. Il va avoir l'inondation sous deux conditions. La première: avoir acheté le refoulement des égouts. Et la deuxième: être en zone acceptable.»

Ce 10 000 dollars est donc une bénédiction pour monsieur Lajoie parce que, à moins que ça change, Québec n'indemnise pas les propriétaires non occupants d'une maison sinistrée si les revenus de location ne constituent pas le principal moyen de subsistance.

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