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La pénible épreuve de la démolition

TVA Nouvelles

Après s’être battu pendant des jours contre la crue des eaux, les sinistrés qui ont pu réintégrer leur demeure doivent maintenant affronter la pénible tâche de démolir tout ce qui a été touché par l’eau.

Un peu partout, dans les sous-sols, des équipes de bénévoles et d’entreprises spécialisées s’affairent à sortir les meubles, les vêtements, les planchers et le gypse des murs des sous-sols inondés.

«On veut assécher la structure, explique Ryan, de la compagnie de rénovation d’après sinistre Danar. On ne veut pas que dans le futur, ça commence à moisir. Si elle est enfermée dans le gypse, l’humidité ne va jamais sortir et là, des champignons vont se mettre à pousser. C’est quelque chose qu’on ne veut pas.»

Une des équipes de l’entreprise s’affairait dans le sous-sol de M. Christian, dans l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro. Au plus fort de la crise, il y avait plus de sept pieds d’eau chez lui.

«Ça s’est fait extrêmement rapidement, raconte-t-il. Dans la nuit de jeudi dernier, vers les 23h30, les pompiers sont venus faire le pompage. Ça a duré un bon quatre heures, avec deux pompes.»

L’homme estime qu’il a une plage de 48 heures pour assécher les lieux.

À l’aide d’une caméra thermique, Ryan peut voir que l’eau a monté jusqu’à une trentaine de centimètres du plafond.

«On va arracher tous les murs, mentionne-t-il. Ça ne vaut pas la peine de laisser un pied de gypse. On va tout enlever pour faire l’assèchement. »

L’équipe d’après sinistre attend la visite des électriciens qui évalueront le circuit électrique de la maison. S’ils donnent leur OK, il sera possible de démarrer les appareils nécessaires à l’assèchement.

Le sinistrés peuvent se rendre sur le site internet d'Urgence Québec pour avoir accès à des conseils sur la réintégration de leur domicile.

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