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Des minibus électriques sans chauffeur en démonstration à Montréal

TVA Nouvelles

Des minibus électriques sans conducteur circulent depuis ce matin à Montréal. Il s’agit de la première fois qu’ils sont utilisés au pays.

Ces véhicules sont conçus par la société française Navya, dont un des actionnaires est le groupe franco-québécois Keolis. Ils sont en démonstration au Sommet mondial des transports publics.

Un véhicule de la société française Navya, dont un des actionnaires est le groupe franco-québécois Keolis.

«Le véhicule, en fait, a des capteurs tout autour -donc ce qu'on appelle des 'LiDAR'- qui permettent au véhicule de se repérer dans son environnement, et donc de rouler en toute sécurité», explique Pierre Eliott Petit, directeur des opérations pour l’Amérique du Nord chez Navya.

Le véhicule s'arrête lorsqu'il détecte la présence d'un piéton sur la chaussée. Le minibus peut transporter une quinzaine de personnes à une vitesse maximale de 45 km/h. Ce moyen de transport collectif ne remplace pas les autobus traditionnels ou le métro, mais il permet aux réseaux de transport de rejoindre des quartiers parfois moins accessibles.

La navette ne restera que trois jours à Montréal, mais on pourrait éventuellement avoir un tel service, qui est d'ailleurs offert dans d'autres villes du monde.

«À Lyon, cette navette part d'un arrêt de tram et apporte les gens, les passagers à un endroit où il y a du travail, où on peut sortir», soutient Clément Michel, pdg de Keolis Amérique du Nord.

Navya a transporté des passagers à Las Vegas en janvier dernier. Des navettes Navya sont à l'essai dans la ville suisse de Sion et à Perth, en Australie. Dès le mois prochain, le quartier des affaires de la Défense à Paris sera desservi par ces minibus. Et ici? Le ministre de l'Environnement semble avoir apprécié la balade.

«On voit déjà des avantages, que ce soit au niveau du fait que ce véhicule-là utilise l'électricité, mais il y aussi des coûts économiques qui sont épargnés grâce à l'utilisation d'un véhicule comme ça», affirme David Heurtel.

Le public est invité à monter à bord mardi midi, aux abords de la place Jean-Paul-Riopelle.