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Homophobie et transphobie: du chemin reste à faire

Pascal Dugas Bourdon | Agence QMI 

Simon Clark/Agence QMI

Malgré certaines avancées, le gouvernement du Québec estime que beaucoup de chemin reste à parcourir pour «atteindre la pleine inclusion» des minorités sexuelles.

La ministre Stéphanie Vallée l’a d’ailleurs reconnu, mercredi, lors du dévoilement du Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie et la transphobie alors qu'on soulignait la Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie. Pour l’occasion, le drapeau arc-en-ciel, qui représente la communauté LGBTQ, flottait sur l’hôtel du parlement, à Québec.

10 millions $ sur cinq ans

Pour atteindre ses objectifs, Québec a annoncé mercredi un investissement de 10 millions $ sur cinq ans pour lutter contre la discrimination basée sur l’orientation sexuelle.

Ce plan d’action 2017-2022, le deuxième à voir le jour sur le sujet, contient cinq priorités, soit l’ouverture à la diversité sexuelle; le respect des droits et soutient des personnes de minorités sexuelles; la création de milieux sécuritaires et inclusifs; l’adaptation des services publics et la cohérence et l’efficacité des actions.

Ces priorités se déclinent en 38 mesures, qui vont de la prévention du suicide à la production d’un bulletin statistique sur les familles dont les parents sont de même sexe.

Des avancés

Selon les données de deux sondages réalisés pour le compte du ministère de la Justice, «le degré d’aisance [dans la population] à l’égard des minorités sexuelles est passé de 63 % en 2013, à 74 % cette année», s’est réjoui Mme Vallée, ministre responsable de la lutte contre l’homophobie.

«C’est une augmentation qui est appréciable en très peu de temps», a-t-elle ajouté.

Toujours selon ce sondage, a dit Mme Vallée, 94 % des Québécois croient en 2017 que deux parents de même sexe peuvent être aussi compétents qu’un couple hétérosexuel. Cette proportion était de 83 % en 2013.

Éducation à la sexualité

Questionnée à savoir si le cours d’éducation à la sexualité, tel qu’il est proposé en projet-pilote dans une quinzaine d’écoles au Québec, saurait contribuer à l’acceptation des minorités sexuelles, Mme Vallée s’est montrée très prudente.

«Il y a des projets pilotes qui sont en place. Notre collègue [ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx] aura à répondre à la question», a-t-elle dit, sans vouloir se mêler du dossier.

«Mais au-delà de l’éducation à la sexualité, il y a les besoins de sensibilisation en général dans l’espace public, les besoins de sensibilisation au sein des organismes publics et des ministères [...]», a répondu Mme Vallée, qui estime que son plan répond à ces besoins.

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