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«Je comprends parfaitement le souhait du maire et j’espère le combler»

TVA Nouvelles 

En réponse au souhait du maire de Montréal Denis Coderre de reprendre le spectacle d’illumination du pont Jacques-Cartier en raison des gestes de perturbation des policiers mercredi soir, Gilbert Rozon s’est montré prêt à relever le défi.

«Je comprends parfaitement le souhait du maire et j’espère le combler», a dit le président du comité de programmation des fêtes du 375e anniversaire de Montréal sur le plateau de TVA Nouvelles.

Gilbert Rozon n’a pas caché qu’il avait songé à refaire ce spectacle tous les mois cet été avant la représentation de mercredi.

«On va maintenant voir si on est capable de tout remettre ça en place. C’est une grosse mécanique», a-t-il expliqué, tout en ajoutant que le moment choisi et les coûts liés à l’événement doivent être évalués.

Des policiers dérangeants

Les manifestants de la Fraternité des policiers de Montréal ont notamment conclu leur parcours dans le secteur du Vieux-Port, sur le Quai de l’horloge, là où plusieurs spectateurs étaient réunis pour regarder le spectacle. La Fraternité des policiers de Montréal a également projeté son logo sur l’un des piliers du pont Jacques-Cartier pendant le spectacle, tout juste sous la structure.

M. Rozon souligne qu’elle a aussi fait clignoter des lumières pendant une quinzaine de minutes pour nuire à la vision des spectateurs.

«Ils étaient dans leur droit. C’est le prix à payer pour vivre en démocratie. C’est le moyen de pression qu’ils ont choisi», a ajouté M. Rozon.

Gilbert Rozon répond aux critiques

Sur la page Facebook de TVA Nouvelles, plusieurs internautes ont affirmé que l’argent investi pour illuminer le pont Jacques-Cartier aurait pu être investi ailleurs.

«On a un mandat très clair des trois bureaux de tourisme, soit du Canada, du Québec et de Montréal. Ils veulent faire venir les touristes, a expliqué Gilbert Rozon. Ce spectacle permettra aussi d’exporter notre savoir-faire. Ce pont sera connu et il donnera du travail à des Québécois.

«Quand on annonce trois milliards par année pendant 10 ans pour nos infrastructures, tout le monde applaudit parce que ça crée de l’emploi. Le pont est aussi une infrastructure qu’on restaure. Nous l’avons décoré et ça a été fait par des entreprises québécoises.»

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