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Les sinistrés manquent d’informations

TVA Nouvelles

Dans le secteur de l’île Mercier, des sinistrés n’étaient même pas au courant de l’annonce du gouvernement concernant l’augmentation de l’aide financière accordée aux sinistrés.

Les gens n’ont pas le temps de regarder ce qui se passe dans l’actualité, ils ont les deux pieds dans les débris à nettoyer, à décontaminer.

Les sinistrés déplorent ne pas avoir de suivi directement sur le terrain avec eux.

«Ils font l’annonce à la télé, mais nous on travaille, on s’occupe. Il n’y a personne sur le terrain pour nous le dire. Il y a encore des zones grises. Ça fait deux semaines et demie qu’on a fait un appel pour avoir des réponses, on est encore en attente», explique Pier-Luc Cauchon, sinistré et père de quatre enfants.

À l’île Mercier, ils sont 26 personnes à travailler sans relâche pour sauver leur maison depuis des semaines.

C’est le cas de Denis Cauchon qui malgré tous ses efforts, risque de perdre son chez-soi.

«Ça va dépendre de comment les poutres vont avoir été touchées, comment le solage va avoir été endommagé, il y a eu huit pieds d’eau dans le sous-sol», raconte-t-il.

Son seul soulagement ; l’aide gouvernementale qui sera bonifiée, passant de 159 000 à 200 000 $ en cas de perte totale.

«C’est rassurant, ça met un baume sur nos blessures», indique Denis Cauchon.

Depuis une semaine, les pompiers de Montréal inspectent les maisons inondées. Soixante sont classées «code rouge», c’est donc dire inhabitables, pour des raisons de santé et de sécurité.

«Ce matin, 25% des gens qu’on a rencontrés avaient des problèmes de détresse psychologique», constate le Dr Richard Massé, de Santé publique de Montréal.

La résidence de Denis Cauchon est classée code rouge.

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