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Trois enseignants sur quatre veulent une commission parlementaire

Agence QMI

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Trois professeurs sur quatre souhaitent une commission parlementaire sur la question de l’évaluation des apprentissages, c’est ce qu’a révélé un sondage de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) effectué avec la firme Léger et dévoilé jeudi.

37% des enseignants sondés ont déclaré qu’au cours de leur travail, leur jugement professionnel avait été remis en question, mais aussi qu’on leur avait déjà demandé de modifier le résultat obtenu par un élève ou qu’il avait été modifié sans leur accord.

84% d’entre eux affirment que c’est la direction ou la direction adjointe de l’établissement qui en aurait fait la demande, que ce soit pour des travaux scolaires, des épreuves de commission scolaire ou encore lors de l’inscription de notes au bulletin. Un pourcentage qui grimpe à 95% pour les enseignants du secondaire.

«Les résultats confirment qu'il existe un profond malaise sur la question de l'évaluation des apprentissages au Québec. Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx ne peut plus refuser de voir la réalité en face. La situation ne peut plus durer et il doit poser des gestes concrets pour que cessent ces comportements inacceptables», a déclaré Sylvain Mallette, président de la FAE.

De plus, 54% des répondants ont confirmé l’existence d’une note minimale fixée par l'établissement ou la commission scolaire et qui serait générée automatiquement par un système informatique.

Les enseignants dénoncent également les dispositions actuelles du régime pédagogique qui les inciteraient à modifier à la baisse les exigences des programmes pour les élèves en difficulté. Sept professeurs sur 10 estiment que «c’est pour leur donner l'impression qu'ils réussissent malgré leurs échecs.»

Le sondage a été effectué entre le 11 et le 14 mai, auprès de 502 professeurs du primaire, secondaire, formation professionnelle et éducation des adultes.