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Commission Chamberland: un sergent de Laval dans l’eau chaude

 - Agence QMI

Pour être autorisé à espionner un policier, un sergent de la Police de Laval a indiqué à une juge que celui-ci avait possiblement transmis de l’information à une journaliste parce qu’il voulait avoir des relations sexuelles avec elle, alors que ce motif avait déjà été écarté.

Le sergent détective Hugues Goupil s’est retrouvé dans l’eau chaude à ce sujet lors de la poursuite de son témoignage devant la commission Chamberland jeudi, puisque c’est lui qui a rédigé les documents remis à la juge autorisant les mandats.

«Il voulait la fourrer»

On apprenait mercredi à la commission Chamberland qu’en décembre 2014, la journaliste Monic Néron a rapporté une frappe antidrogue au 98,5 FM le matin même de l’opération, ce qui a éveillé les soupçons de la Police de Laval concernant une possible fuite médiatique.

Dès le lendemain, le policier Dominico Digenova a avoué qu’il était l’une des sources de la journaliste. Malgré ses aveux, la Police de Laval a ouvert une enquête criminelle pour déterminer si le policier était à l’origine de fuites précédentes.

Un des collègues de M. Digenova suspectait qu’il ait parlé à Monic Néron «parce qu'il voulait la fourrer», peut-on lire dans une déclaration sous serment.

Après avoir obtenu un mandat pour examiner des messages textes échangés entre deux journalistes et des policiers, la Police de Laval a définitivement écarté le motif selon lequel Dominico Digenova aurait parlé à Monic Néron pour des «raisons intimes».

Or, les paragraphes évoquant ce motif ont été conservés tels quels, sans explications supplémentaires, dans deux autres demandes de mandat rédigées par Hugues Goupil quelques jours plus tard dans le cadre de cette enquête.

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