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Perte de 49 emplois à «La Presse»

Pierre Couture | Agence QMI

Le quotidien La Presse sera 100% numérique dès le 1er janvier 2018. Le journal a été fondé en 1884, après 133 ans d’existence l’édition papier sera abandonnée. Ce qui occasionne l’abolition de 49 postes.

La direction de La Presse a fait savoir jeudi que sa dernière édition papier du samedi sera le 30 décembre prochain.

Tous les employés de La Presse ont d’ailleurs été convoqués à 14h jeudi par la direction du quotidien pour une rencontre d’information.

«C’est une grosse décision. Avec la fin du modèle hybride (papier et numérique), on a des ajustements à faire au niveau de notre structure», a indiqué au Journal le président de La Presse, Pierre-Elliott Levasseur.

Depuis janvier 2016, La Presse ne publiait plus d’éditions papier du lundi au vendredi. Seule l’édition du samedi avait été conservée.

«Je ne pense pas que ça va nous nuire à long terme, je pense que ce qu’on entend souvent dans le marché c’est que les ventes de iPad sont en diminution, mais le taux de pénétration des iPads est en augmentation», explique Pierre-Elliott Levasseur.

Les postes abolis toucheront tous les départements, a fait savoir M. Levasseur. Au total, 49 postes réguliers et temporaires seront supprimés. Juste pour la salle des nouvelles, c’est 17 postes qui seront supprimés.

«L’annonce touche tant des employés qui sont permanents que des employés qui sont temporaires», a-t-il ajouté.

La direction de La Presse précise que la majorité des départs aura lieu d’ici le début de 2018.

Des programmes de départ volontaires seront aussi présentés aux travailleurs de La Presse au cours des prochaines semaines.

«On demande aux gens qui voudraient se prévaloir d’un programme de départ volontaire de prendre une décision d’ici deux semaines pour qu’on puisse après ça aller voir des employés qui seraient touchés par la décision d’aujourd’hui», mentionne Pierre-Elliott Levasseur.

Encore des coupes

Les syndicats de La Presse ont dit déplorer ces nouvelles compressions au sein du quotidien de la rue Saint-Jacques.

«Au total, celles-ci se chiffrent par centaines depuis une dizaine d'années», ont-ils indiqué par voie de communiqué.

« Si La Presse est touchée par les difficultés économiques qui affectent la presse écrite, les syndicats agiront de manière responsable. Nous avons d'ailleurs déjà proposé des solutions concrètes permettant des économies importantes», a précisé le président du Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP), Charles Côté.

Il y avait eu 26 licenciements illégaux qui avaient été prouvés par la Cour.

«Là-dessus on est en discussion avec l’employeur pour examiner les conséquences de cette décision-là, mais ce qui est très clair c’est que les gens ont un droit à se voir offrir un reclassement», a précisé Philippe St-Jean, président du SEPB-574.

Les journalistes de La Presse sont en négociation pour un nouveau contrat de travail.

La dernière convention collective est échue depuis le 31 décembre 2015.

Un projet d'entente prévoyant un programme de départs volontaires à la retraite sera soumis au vote en assemblée générale lundi prochain », explique Philippe St-Jean, président du SEPB-574.

Aujourd’hui, l’application numérique La Presse+ dit rejoindre chaque jour plus de 273 000 tablettes uniques.

Selon les données de La Presse, 90% de ses revenus publicitaires proviennent des plateformes numériques.