/news/techno

«Fouillez le cellulaire de votre enfant!»

TVA Nouvelles

Devrait-on s’inquiéter davantage de l’utilisation des réseaux sociaux chez les enfants? Choquant pour certains, mais totalement légal, de plus en plus de parents soucieux se tournent désormais vers des professionnels pour fouiller le téléphone intelligent de leurs jeunes.

«De la même façon qu’il y a 20 ans les parents avaient envie d’ouvrir le journal intime pour savoir ce qui s’y cachait, maintenant l’ordinateur, le cellulaire, la tablette font partie de cet univers-là. Il y a aussi des logiciels qui sont en vente qui permettent d’assurer une surveillance sur un appareil qui n’est pas le nôtre», explique Geneviève Lajeunesse de Crypto.Québec.

À Saint-Hyacinthe, un père de famille qui avait des doutes sur les agissements et les communications de son fils a fouillé sur son compte Facebook. Il a découvert qu’il s’apprêtait à commettre une attaque dans une école secondaire. Il a dénoncé son fils et des procédures judiciaires ont suivi.

En entrevue au Journal de Montréal, il lance un message aux parents. «Fouillez dans le cellulaire de vos enfants, fouillez dans l’ordinateur».

Selon un spécialiste de la cybersécurité rencontré par TVA Nouvelles, les parents qui veulent pénétrer le cellulaire, la tablette ou l’ordinateur de leur enfant sont de plus en plus nombreux, et leur nombre a presque doublé.

Cet expert a découvert 8 fois sur 10, des éléments inquiétants, dont des cas de cyberintimidation. Il a également trouvé sur l’iPad d’un adolescent un ficher dans lequel le jeune homme faisait ses adieux dans une lettre de suicide.

La lettre avait été effacée par l’adolescent, mais l’expert avait réussi à récupérer le fichier. Les parents savaient que quelque chose n’allait pas, et ils ont fait fouiller sa tablette.

Des jeunes filles qui envoient des photos compromettantes à des hommes plus vieux font partie des nombreux cas recensés.

Les parents doivent avoir un motif sérieux, mais la sécurité du jeune est plus importante que sa vie privée. Si le parent paye pour l’appareil, c’est encore plus simple d’obtenir les données.

«C’est simplement quand on va voir une personne pour faire ça, je pense que c’est plus facile pour eux d’accepter de faire une vérification de cette nature-là si on peut établir un droit de propriété envers, par exemple, le téléphone», indique l’avocat, François Lebel.

Dans la même catégorie