/news/politics

Pas de fausses informations à la Sûreté, assure le porte-parole

Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Guy Lapointe, assure qu’il ne croit pas à l’utilité de la propagation de fausses informations pour débusquer ceux qui coulent de l’information aux journalistes.

Lors de précédentes audiences de la commission, le grand chef du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, avait dit ne pas voir de problème à faire circuler de fausses informations si on pouvait ainsi identifier des sources.

Selon son homologue de la Sûreté du Québec, une telle tactique pourrait amener une certaine confusion si l’information est publiée et qu’un lien de confiance pourrait être brisé avec les journalistes.  

 «Depuis que je suis à, ça n’a jamais  été utilisé. Personnellement, je ne crois à l’efficacité d’une telle méthode. Je comprends que l’objectif, c’est de voir d’où émane la fuite, mais il y a des conséquences à véhiculer de la mauvaise information, que ce soit officiellement ou non-officiellement», a dit le policier vendredi pendant les audiences de la commission Chamberland, sur la protection de la confidentialité des sources journalistique.

Comme conséquence, il donne l’exemple d’un cas fictif où l’aide du public serait demandée. De la fausse information pourrait amener des témoins à douter de ce qu’ils ont vu, affectant ainsi l’issue d’une enquête.

Selon M. Lapointe, environ 5 % des fuites dans les médias font objet d’une enquête.

On peut penser notamment au cas du journaliste Éric-Yvan Lemay, du Journal de Montréal, qui avait écrit eu à des dossiers d’un centre hospitalier qui devaient être confidentiels. Une plainte de l’hôpital avait forcé la SQ à ouvrir une enquête. Les policiers avaient mené une perquisition chez M. Lemay.

L’ordinateur du journaliste Michael Nguyen, qui œuvre lui aussi pour le quotidien montréalais a été saisi dans une autre affaire. Ce dernier avait eu accès à une vidéo dans laquelle on voyait la juge de la Cour du Québec Suzanne Vadboncoeur insultant un constable spécial à la sortie du palais de justice de Montréal.

Une journaliste de TVA Nouvelles, Marie-Christine Bergeron, avait aussi été la cible d’une enquête de la Sûreté du Québec pour trouver l’auteur de fuites. Le policier avait été retrouvé et avait remis sa démission en fin d’enquête.

Dans la même catégorie