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Exploitation sexuelle: ne financez pas ce fléau, disent les autorités

Agence QMI

Avis à ceux qui seraient tentés de payer pour l’obtention de services sexuels durant les festivités entourant le Grand Prix de Montréal: les policiers vous auront à l’œil.

Depuis quelques années, les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), assistés de nombreux partenaires, mènent différentes offensives pour contrer l'exploitation sexuelle auprès de la population québécoise, des visiteurs et des touristes étrangers.

Cette année ne fait pas exception, alors que plusieurs dizaines de milliers de visiteurs étrangers sont attendus dans la métropole. Les policiers de la GRC et du SPVM seront particulièrement présents sur le terrain pour tenter de lutter contre ce fléau.

«Sur le terrain, il y a des opérations policières constantes pendant toute la semaine. On veut lutter contre l’exploitation sexuelle, mais on veut aussi faire de la prévention et sensibiliser les gens à cette cause-là», a indiqué la caporale Camille Habel, porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada, en entrevue à TVA Nouvelles.

«On veut lancer le message que les jeunes filles, les femmes, les garçons ou les hommes qui sont exploités sexuellement ne font pas ça de leur plein gré, a poursuivi la policière. Ils sont contraints, ils sont souvent abusés, ils sont battus... Ils sont pris dans un engrenage.»

La caporale Habel a rappelé qu’en achetant des services sexuels, les clients contribuent ainsi au financement des réseaux d'exploitation sexuelle.

Lors de l'offensive de l'an dernier, une dizaine d'arrestations avaient eu lieu, dont celles de trois clients ayant conclu l'achat de services d'une mineure.