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Exploitation sexuelle: pas besoin de commission parlementaire, dit Coiteux

Pascal Dugas Bourdon | Agence QMI

Periode des questions

Simon Clark/Agence QMI

Le gouvernement refuse de tenir une commission parlementaire sur la question de l’exploitation sexuelle, notamment lors du Grand Prix de Montréal, comme l’a demandé la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le «Journal de Montréal» révélait mardi matin qu’il est extrêmement facile de recevoir des propositions d’emploi à caractère sexuel à l’approche du week-end de la F1. En effet, après avoir publié une fausse annonce pour devenir serveuse lors de l’événement, une journaliste a reçu plusieurs offres à caractère sexuel en échange d’un certain montant d’argent.

«Après tous les plans stratégiques déployés au cours des dernières années par le gouvernement, force est de constater qu'on n'arrive pas à éradiquer le problème», s’est désolée la porte-parole de la CAQ en matière de condition féminine, Lise Lavallée, lors de la période de questions, mardi.

Le ministre de la Sécurité publique ne partage toutefois pas l’opinion de sa collègue de l’opposition.

«On n'a pas besoin d'une commission parlementaire pour déterminer une stratégie. On est déjà en action», a expliqué M. Coiteux, qui a fait notamment référence à la stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles, dévoilée en octobre dernier.

Formation obligatoire

Par ailleurs, la ministre du Tourisme, Julie Boulet, dit observer ce qui se fait dans certains États américains où on a imposé une formation au personnel de l’hôtellerie pour reconnaître les cas douteux. Elle dit maintenant vouloir «examiner de plus près» la situation avant de prendre une décision.

«Pour l’instant on a des programmes qui font de la prévention, de la sensibilisation et j’invite toute la population, le personnel dans tous les établissements hôteliers, à être très vigilants à l’égard de comportements qui pourraient être douteux», a-t-elle indiqué, lors d’une mêlée de presse.

«Tous les partenaires sont en lien, que ce soit la Ville de Montréal, que ce soit la Sûreté du Québec ou la GRC. [...] Tout le monde est très sensible à cette situation-là», a-t-elle ajouté.

Le Grand Prix de Montréal aura lieu la fin de semaine prochaine au circuit Gilles-Villeneuve, sur l’Île Notre-Dame.

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