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Inondations: des agriculteurs découragés

Patricia Hélie | TVA Nouvelles

Les pertes sont considérables pour les agriculteurs victimes des inondations printanières. Plusieurs champs sont encore inondés et certains cultivateurs ne pourront carrément pas semer cette année.

«L'année dernière, à cette date-ci, j’avais déjà fait la première coupe», a indiqué Christian Lavaute, un agriculteur de Maskinongé. Il évalue ses pertes à 12 000 $ en foin invendu et 6000 $ en achat de semences.

Les producteurs de Maskinongé ne sont pas les seuls à avoir des problèmes. Ceux de Louiseville, Saint-Barthélemy et Nicolet auront entre autres le même problème. Et pour envisager semer, il faudra travailler les champs où la terre a été brûlée par l'eau.

«L'eau a mis beaucoup de pression sur les sols, a expliqué David Proulx de RDR Grains et Semences de Nicolet. Elle a enlevé tout l'oxygène qu'il y avait. Donc les bactéries sont mortes et prennent du temps à recoloniser le sol. Il faut faire attention quand on va aller sur ces sols-là, il faut les aérer pour que l'activité reprenne.»

Le temps presse. Après le 15 juin, les deux choix qui s'offriront aux producteurs sont le chanvre et le sarrasin. Deux cultures qui ne sont pas très populaires. Elles représentent seulement 5 % de la production mondiale de céréale.

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