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Accusés de vivre maritalement, ils doivent 170 000 $ au fisc

Le citoyen de Chambord qui s’est fait couper ses prestations d’aide sociale sous prétexte qu’il vit maritalement a été choqué d’apprendre que plus de 84 000 $ sont également réclamés à sa colocataire.

Tout comme Jacques Tremblay, Raymonde Martel a reçu jeudi une lettre lui demandant de rembourser cette somme importante.

Les deux colocataires doivent au total près de 170 000 $ au gouvernement du Québec, qui considère qu’ils vivent maritalement depuis 10 ans, ce qui est complètement faux selon ces deux citoyens du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Précisions du ministère

Sans commenter ce cas en particulier, le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale a expliqué jeudi qu’il peut considérer que vous vivez maritalement si vous habitez depuis plus d’un an avec une personne, que vous vous démontrez mutuellement de l’entraide sur le plan financier, moral et affectif et si vous avez également la réputation d’avoir une vie commune avec cette même personne.

Or, Jacques Tremblay soutient n’avoir jamais été informé de ces critères lorsqu’il a avisé le ministère qu’il comptait vivre avec une dame de 11 ans son aînée afin d’en prendre soin.

«Tout était correct et, du jour au lendemain, tout revire de bord, a-t-il lancé. Je trouve ça vraiment dur. Je ne sais plus quoi faire. Je suis vraiment découragé.»

D'un autre côté, certaines personnes, qui affirment connaître Jacques Tremblay et Raymonde Martel, doutent de leur sincérité. Elles soutiennent qu’ils sont bien plus que des colocataires. Ces derniers continuent pourtant de jurer qu’ils ne sont pas en couple.

«On ne forme pas un couple. Je peux t’amener du monde qui [va] le dire aussi. Je n’ai rien à cacher. On est vraiment colocataires», a martelé M. Tremblay.

Les deux résidents de Chambord vont donc poursuivre leurs démarches avec le service d’aide juridique afin de contester cette décision du ministère.

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